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Le nouveau commandant de police prend ses quartiers à Anjou

Mivhael Chartrand a réussi à transmettre sa passion à ses deux fils, devenus aussi policiers. Photo Delphine Jung - TC Média Photo:

Michael Chartrand a pris la relève de Carole Lalonde au poste de quartier 46 d’Anjou du service de police de la Ville de Montréal. Il évoque les enjeux essentiels de l’arrondissement comme la protection des aînés et l’amélioration de la sécurité routière et affiche sa volonté de maintenir une proximité avec les résidents.

Avec sa carrure impressionnante, Michael Chartrand, le nouveau commandant du poste de quartier d’Anjou ne passe pas inaperçu. Il se dit pourtant «timide».

Parti pour devenir médecin, l’appel de l’uniforme se fait finalement ressentir dans sa jeunesse. «J’ai toujours voulu aider les gens et je ne regrette pas du tout la voie que j’ai choisi», affirme le commandant, sans aucune hésitation.

Une année marquante en Bosnie-Herzégovine 

Sa carrière débute alors en 1989, essentiellement à Montréal, où il gravit les échelons. De 2003 à 2004, il traverse l’Atlantique pour rejoindre la Bosnie-Herzégovine en tant que commandant du contingent canadien, dans le cadre de la première Mission de police de l’Union européenne. Là-bas, il forme la police bosniaque. «J’ai adoré cette expérience, j’y ai fait de superbes rencontres», se rappelle-t-il avec un brin de nostalgie.

Le retour n’est pas facile. «C’était un choc. Je dirais que cela prend un an avant de se remettre dans le bain. Pendant longtemps, je faisais attention où je marchais dans les parcs, je me disais qu’il y avait peut-être une mine sous mes pieds.»

Aujourd’hui, il succède à Carole Lalonde qui a été promue et affiche ses ambitions: «Je voudrais entretenir cette proximité qui existe entre les policiers et la population. Voir un policier doit devenir quelque chose de banale, de sécurisant».

Ses priorités sont nombreuses mais déjà très claires. «On va mettre beaucoup d’efforts pour rassurer les aînés qui sont nombreux dans l’arrondissement d’Anjou, sans pour autant les victimiser. Ils se sentent très vulnérables et nous devons créer un environnement sécuritaire pour eux». Passionné de terrain, il compte se mettre au service de tous les citoyens, «même s’ils n’ont pas besoin d’aide». M. Chartrand explique vouloir mettre l’accent sur la sécurité routière en faisant preuve de pédagogie: «Notre métier ne consiste pas qu’à faire de la répression», promet le commandant qui peut compter sur une équipe composée de 51 policiers.

Heureux de se «lever le matin», il assure faire partie de ceux qui «ont la chance d’exercer un métier qu’ils aiment» et a réussi à transmettre à ses deux fils sa passion. La remise de leur brevet de police a été le moment le plus fort de sa carrière, au point d’en avoir les «larmes aux yeux», raconte-t-il avec encore beaucoup d’émotions, toujours autant fier de porter l’uniforme après toutes ces années.

 

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