Hochelaga-Maisonneuve
15:07 3 juin 2020 | mise à jour le: 3 juin 2020 à 16:46

Vent de changement pour le Parc olympique

Vent de changement pour le Parc olympique
Photo: ArchivesLe stade du Parc olympique, à Montréal.

Avec l’adoption du projet de loi no 15 par l’Assemblée nationale, la Régie des installations olympiques (RIO) devient, après plus de 45 ans sans modernisation de sa mission, la Société de développement et de mise en valeur du Parc olympique.

La Loi sur la Société de développement et de mise en valeur du Parc olympique entrera en vigueur le 1er novembre 2020. Elle abroge la Loi sur la Régie des installations olympiques en application depuis 1975 et fait de la RIO une société de développement.

La mission de la nouvelle Société sera de développer, de gérer, de promouvoir et d’exploiter l’ensemble des installations du Parc olympique. 

Un mandat plus large

La Société, qui se fera connaître lors de ses activités publiques sous le nom de Parc olympique, sera également responsable de mettre en valeur le patrimoine et l’héritage des Jeux de 1976.

Avant, le mandat de la RIO était d’entretenir des infrastructures, explique le Président directeur général du Parc olympique, Michel Labrecque. «Là, on inscrit dans la loi une obligation à l’administration du Parc olympique de faire raconter l’histoire et de promouvoir le Parc olympique, mais également le quartier et l’est de Montréal.»

Avec cette nouvelle loi, le Parc olympique pourra aussi créer des filiales commerciales, avec l’autorisation du gouvernement et faire concorder son année financière avec celle du gouvernement et de la majorité des sociétés d’État, soit du 1er avril au 31 mars.

Le changement législatif implique également la création d’un comité des immobilisations en lien avec la mise en valeur du patrimoine et de l’héritage olympiques. En conséquence, le nombre de membres du conseil d’administration passera de 11 à 13, avec un profil de compétences et d’expériences en cette matière.

Événements

La loi devrait faciliter la tenue d’événements sportifs, culturels et communautaires, et d’activités récréatives et touristiques diversifiées.

«Les circonstances actuelles rendent la tenue d’activités d’envergure impossible, mais la Société sera bien en selle, une fois la crise de la COVID-19 derrière nous, pour être un acteur majeur de la relance économique et sociale de l’est de Montréal», a indiqué la ministre du Tourisme, Caroline Proulx.

Le Parc olympique pourra entre autres conclure des contrats de location et de concession, signer des baux locatifs de plus de cinq ans et signer des ententes d’exclusivité de plus de trois ans avec des promoteurs d’événements. 

«Le stade est polyvalent, estime M. Labrecque. C’est un des équipement post-olympique qui sert encore le plus dans le monde. Il y a une toiture qu’on va réparer. Après, ça va fonctionner après 365 jours par année. On peut organiser des événements sportifs, des salons, des foires, des expositions, des spectacles.»

 

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