Hochelaga-Maisonneuve
17:03 2 décembre 2020 | mise à jour le: 3 décembre 2020 à 16:22 temps de lecture: 3 minutes

Hochelaga-Maisonneuve: la fin de L’Oiseau Bleu?

Hochelaga-Maisonneuve: la fin de L’Oiseau Bleu?
Photo: Jason Paré/Métro MédiaOuvert en 1953, L’Oiseau Bleu a été le premier magasin à offrir une gamme de matériel destiné aux arts et loisirs créatifs.

Le local de la rue Sainte-Catherine Est qui abritait la boutique L’Oiseau Bleu, et qui devait accueillir prochainement une succursale des magasins Hachem, a récemment été mis en location.

Fondé en 1953, L’Oiseau Bleu a été racheté en 2015 par Hachem, une chaîne de magasins détenant des succursales à Montréal, Saint-Bruno, Laval, Saint-Jérôme et Mascouche. Le commerce situé dans Hochelaga-Maisonneuve est fermé depuis février pour des travaux de rénovation. Il devait ouvrir ses portes officiellement sous la bannière de Hachem vers la fin de l’été.

Or, le local est toujours inoccupé.

Rejoint par Métro, M. Bouchecourt explique qu’il s’est résigné à mettre le local en location à la suite d’une discussion avec Amine Hachem, président et directeur général de cette entreprise spécialisée dans le matériel d’art.

Le propriétaire de l’immeuble a également affirmé qu’Hachem ne verse aucun loyer depuis février, en raison d’une entente conclue pour la durée des rénovations.

Il concède qu’avec la pandémie, les rénovations qui ont commencé en février ont pris du retard, rendant impossible l’ouverture en août de la nouvelle succursale Hachem.

Rénovations retardées

Amine Hachem a confirmé que la date de la fin des rénovations a été repoussée à plusieurs reprises par M. Bouchacourt.

«Si la fermeture pour la fin de l’été avait eu lieu, on n’aurait pas pris cette décision de ne pas rouvrir.»  – Amine Hachem

M. Hachem ajoute qu’il ne croit pas les rénovations seront prêtes avant septembre 2021 et il ne souhaite pas rouvrir le magasin si la façade n’est pas complétée.

Il assure que son entreprise va bien, mais avec la pandémie, leurs priorités et leur stratégie d’affaires sont réévaluées. Si la fermeture s’étire à un an et demi, il craint de perdre une grosse part de marché dans le secteur et que cela ait un impact négatif sur sa clientèle.

Jacques Bouchecourt et Amine Hachem ont ainsi convenu de mettre le local à louer d’ici à ce que la décision finale soit prise au sujet de l’ouverture ou non d’une succursale sur la rue Sainte-Catherine Est.

Selon l’entente, Hachem peut décider de rouvrir le magasin si la situation est jugée opportune et que les travaux sont complétés.

«À moins que M. Jacques Bouchecourt trouve un locataire de classe A», précise M. Hachem.

Si la situation se présente, il ne souhaite pas lui faire perdre une opportunité, surtout si leur décision de rouvrir ou pas n’est pas coulée dans le béton.

Le coût mensuel de ce local de 5 200 pieds carrés s’élève à 4 500 $.

Ce texte a été mis à jour depuis sa publication afin d’inclure la réponse de M. Amine Hachem.

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