Culture
17:20 12 avril 2021 | mise à jour le: 19 avril 2021 à 12:06 temps de lecture: 3 minutes

Cabane à Sang: un festival de films «hochellywoodiens»

Cabane à Sang: un festival de films «hochellywoodiens»
Photo: Gracieuseté/Cabane à SangImage du court métrage La Ultima Navidad del Universo de David Muñoz et Adrián Cardona.

Le festival de films «hochellywoodiens» Cabane à Sang défie la pandémie et présente sa quatrième édition, principalement au cinéma StarCité dans Hochelaga-Maisonneuve.

C’est la première fois que ce festival de films «graisseux et juteux» sera présenté au cinéma StarCité, les précédentes éditions ayant lieu au Bistro Le Ste-Cath, un organisme à but non lucratif socialement engagé dans Hochelaga.

«Avant ça, c’était sur la route ambulant comme un band en tournée. On avait présenté notre programmation dans genre six villes. Après, on a décidé de garder ça à Hochelaga, parce que c’était quand même exigeant comme formule de se promener partout», explique le directeur de Cabane à Sang, Frank Appache, un natif du quartier.

L’organisation a été obligée de se virer sur un dix cennes à la suite des nouvelles restrictions annoncées récemment par le gouvernement Legault, réduisant le nombre de places en salle en modifiant la distanciation physique obligatoire (2 mètres au lieu de 1,5) et en ramenant le couvre-feu à 20h.

«Sur 250 sièges, initialement on avait droit à 80 quelques et là, on tombe à 40. Ce n’est pas facile. Méchante job de jonglage.»

Afin de faire face à ces contraintes, les heures de projection ont été devancées et une représentation supplémentaire du long métrage The Impalers de JP Langlois a été ajoutée ce dimanche à 17h30, la première mondiale ayant lieu à la même heure le vendredi.

Film de motards 100% montréalais

Tourné dans les quartiers de Saint-Henri et d’Hochelaga-Maisonneuve, The Impalers est un film de bikersploitation [film de motards] autofinancé. On y raconte l’histoire d’un homme poursuivi par des motards, des tueurs à gages et des espions russes tentant de sauver sa peau à tout prix.

«Il y a des motos, des muscle cars, de la torture, des danseuses exotiques, du crime. Dans le fond, tout ce qu’il faut pour avoir un film à succès de bikers à la sauce du cinéma des années 1970.»

Le 24 avril, le festival a programmé des courts métrages graisseux issus des quatre coins du globe, dont du Québec, présentés au StarCité à 16h45.

Enfin, une projection virtuelle et gratuite consacrée à des courts métrages de science-fiction est proposée le 22 avril, à 19h.

Microbudget

Interrogé sur ce qui distingue Cabane à Sang du Festival SPASM ou du Festival Fantasia, Frank Appache indique que certains des films programmés ne passeraient pas ailleurs, «parce qu’ils sont trop lo-fi ou cheap. Mais nous, on est totalement ouvert à ça.»

«À mes débuts, j’ai fait des films avec 20$.» -Frank Appache, directeur de Cabane à Sang

Leur objectif est d’encourager les cinéastes de la relève qui n’auraient pas nécessairement l’opportunité de présenter leurs œuvres dans de plus gros festivals, puisque le niveau de compétition est beaucoup plus élevé.

L’important pour Frank Appache, c’est que les films soient divertissants et que le public passe du bon temps.


Cabane à Sang

Du 22 au 25 avril au cinéma StarCité

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