Hochelaga-Maisonneuve

Une campagne pour la sauvegarde du parc Morgan

Cette campagne d’affichage a entre autres pour objectif de conscientiser la population de l’impact du REM de l’Est sur le parc Morgan. Photo: Jason Paré/Métro Média

L’équipe de Québec solidaire (QS) dans Hochelaga-Maisonneuve a accroché une série de pancartes le 30 septembre dernier afin que le Réseau express métropolitain (REM) de l’Est ait le moins d’impacts possible sur le parc Morgan.

«Le REM menace notre parc Morgan», peut-on lire sur ces pancartes, illustrant à quoi pourrait ressembler le passage d’un tracé aérien dans cet espace vert du quartier.

À travers leur campagne, le député de QS dans Hochelaga-Maisonneuve, Alexandre Leduc, souhaite conscientiser la population au tracé actuellement proposé par la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) Infra. Malgré l’intérêt médiatique, «il y a encore beaucoup de personnes pour qui c’est très théorique. [Elles] n’ont pas nécessairement une connaissance précise du où, quand et comment ça va se faire.»

Son équipe a choisi de cibler le parc Morgan dans ce dossier, puisque selon lui, c’est l’endroit du quartier le plus fréquenté par les citoyens.

«[Le parc] a un rôle central dans l’acceptabilité sociale de ce projet. C’est un endroit qui est très apprécié par les citoyens.»

Alexandre Leduc, député d’Hochelaga-Maisonneuve

Des réponses précises

Si sa collègue Catherine Dorion est responsable du transport au sein de QS, M. Leduc est le répondant «solidaire» concernant le REM de l’Est. Le député admet que le CDPQ a montré des signes d’ouverture afin de bonifier le projet, mais il croit qu’il est désormais nécessaire d’avoir des réponses précises à leurs préoccupations.

«On veut avoir accès aux scénarios qui sont toujours gardés secrets. Pourquoi ce n’est pas souterrain? Est-ce que la seule raison, c’est le montage financier? C’est l’hypothèse qui circule. Il y a beaucoup de possibilités que ce soit ça la raison, que le taux de profits ne soit pas aussi gros que s’ils le font aérien.»

M. Leduc envisage la possibilité que progressivement, devant l’absence de réponses ou du moins, de réponses convaincantes, il y ait tout simplement un rejet du projet.

Rappelons qu’un comité d’experts multidisciplinaire sur l’architecture et l’intégration urbaine du REM de l’Est, formé en mai dernier à la demande du gouvernement Legault, doit remettre ses recommandations d’ici la fin de l’année.

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