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Une dernière messe à Notre-Dame-de-la-Paix

Le dimanche 1er septembre, à 10h, sera célébrée la dernière eucharistie à l’église Notre-Dame-de-la-Paix (NDP), au coin du boulevard LaSalle et de la rue Strathmore, avant sa démolition pour laisser place à un nouvel immeuble.

En 2006, trois paroisses verdunoises (Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, Notre-Dame-Auxiliatrice et Notre-Dame-de-la-Paix) se sont regroupées en une seule, sous le vocable Notre-Dame-de-la-Trinité. Il a ensuite été décidé de rassembler les paroissiens dans un seul lieu de culte.

Cette décision, tout en permettant de couper dans les dépenses, favorisait la vitalité de la communauté en regroupant les ressources. L’église Notre-Dame-des-Sept-Douleurs (NDS D), bâtiment patrimonial qui célébrera en 2014 son centième anniversaire, un édifice intimement lié à la vie de Verdun, fut évidemment le choix logique.

Un lieu significatif de notre histoire

«Il n’est jamais facile de laisser aller un lieu significatif de notre histoire, déclare avec émotion le curé de la paroisse Notre-Dame-de-la-Trinité, Laurent Ravenda. Combien de familles ont vécu des moments importants à NDP (baptêmes, premières communions, mariages, funérailles), sans compter les nombreuses occasions où chacun pouvait y trouver un moment de calme, de réconfort et de recueillement. Le fait qu’à l’avenir, un centre de santé va y desservir la population verdunoise et du Sud-Ouest est quand même un réconfort pour ceux et celles qui vont perdre un morceau de leur histoire».

«La société ayant beaucoup changé, l’Église, comme toute autre institution, doit prendre acte des changements et s’ajuster à la nouvelle réalité, estime le curé Ravenda. Le modèle traditionnel de paroisse n’est plus tellement adapté à la vie de nos grands centres urbains. De plus l’âge de nos bâtisses exigeait des dépenses importantes pour assurer leur entretien (ex. toitures, chauffage, etc.) Les revenus ne correspondant plus à la hausse des dépenses, il devenait de plus en plus évident que la «nouvelle» paroisse NDT ne pouvait plus se payer le luxe de trois temples».

«Le 1er septembre prochain, nous célébrerons la messe afin de rendre grâce au Seigneur pour toutes les expériences vécues dans ce temple. Un dîner communautaire suivra la célébration, au sous-sol de l’église», ajoute M. Ravenda.

Bientôt, sur l’emplacement de l’église, qui passera sous le pic des démolisseurs, sera érigé un centre de services intermédiaires du ministère de la Santé et des Services sociaux.

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