Un secteur difficile à l’heure de pointe
Alors que la circulation près de la future école primaire de L’île-des-Sœurs en inquiète plus d’un, tous reconnaissent que celle autour de l’établissement actuel, rue de Gaspé, est problématique.
«Le point majeur en ce moment, c’est que trop de parents reconduisent en même temps leurs enfants et les accompagnent ou attendent que la cloche sonne. Certains d’entre eux ne respectent pas la signalisation ou l’interdiction de stationner, on a donné des avertissements et émis des contraventions, mais c’est un problème encore régulier», affirme l’agente sociocommunautaire responsable de l’école, Isabelle Dallaire.
«Le problème qu’on a, c’est que les parents s’entêtent à emmener leurs enfants à l’école et n’utilisent pas le transport en commun qu’on leur offre, ça crée donc des embouteillages. Vers 8h, on roule pare-chocs à pare-chocs du boulevard de L’Île-des-Sœurs à la rue de Gaspé. Dans le stationnement de l’école, ce n’est pas plus sécuritaire pour les enfants. Mes prédécesseurs ont engagé un surveillant, mais la proposition a été froidement accueillie pour cette année», indique le directeur de l’école, Marc-Philippe Vincent.
«Ce qui engendre la circulation, c’est que des parents viennent reconduire leurs enfants entre les deux vagues d’autobus et, donc, ça refoule dans les deux sens», constate Lydia Alder, membre du collectif «BesoinÉcoleIDS».
Claude Giguère, porte-parole du collectif, est en accord avec sa collègue. «Le matin, près de l’école actuelle, c’est chaotique. Le problème, c’est que l’école est trop loin et trop bondée, beaucoup de parents s’y rendent en voiture, au détriment des autobus scolaires. Résultat: puisque la rue se termine en cul-de-sac, les automobiles s’y retrouvent coincées», admet-il.