Soutenez

Moi aussi, moi aussi!

Pour exprimer leur appui à la «cause étudiante», les manifestants n’hésitent plus à défier les lois. Le saccage, les actes de vandalisme, l’intimidation verbale et physique n’étaient qu’un prélude. On pose maintenant des gestes qui finiront inévitablement par causer des blessures, des pertes de vie.

Il faudrait, selon certains, que le gouvernement plie devant les demandes des leaders étudiants. À chaque fois que la ministre recule d’un pas, des voix s’élèvent pour dire que ce n’est pas assez. C’est ce que soutiennent ouvertement les artistes, les partis d’opposition, les syndicats, les groupes de pression et un bon nombre de chroniqueurs.

Jusqu’où tout cela nous mènera-t-il? Forts de l’appui de ces groupes influents, les manifestants se permettent des gestes de plus en plus percutants. Ils se moquent des injonctions, des règlements, des lois et on les laisse faire en toute impunité.

La semaine dernière, la télé nous montrait, en direct, la prise en otage des travailleurs qui voulaient se rendre à leurs bureaux dans un édifice du centre-ville. Plusieurs dizaines de minutes après avoir été avisés que leur «attroupement» était illégal, les manifestants ne bougeaient pas. Finalement, nos braves policiers se sont décidés à avancer… Ils ne les ont pas arrêtés; ils les ont forcés à partir.

De tels événements se produisent quotidiennement, depuis une dizaine de semaines. Quand on ne bloque pas un pont ou une voie de circulation, on «perturbe» l’activité économique. Et tout cela avec l’appui d’un fort pourcentage de la population.

Ceux qui supportent les manifestants ne semblent pas se rendre compte qu’ils s’associent à un mouvement qui mène tout droit à l’anarchie. Quand le désordre, la violence, les méfaits permettent de faire des gains, cela devient une incitation à continuer dans la même voie. Si le gouvernement cède et renonce aux hausses des droits de scolarité, quelle sera la prochaine exigence des étudiants? La gratuité, bien sûr et peut-être un salaire pour rester aux études!

Qui paiera pour cela? Pauline Marois a la réponse: les riches, les «grosses compagnies» et les hauts salariés. C’est pas plus compliqué que ça.

Je pense que je vais réclamer mon macaron rouge, moi aussi. Je suis tanné de payer de l’impôt et je suis certain qu’un grand nombre de Québécois partagent mon exaspération. Je vais demander aux leaders étudiants de m’arranger cela. Ils n’ont qu’à bloquer des routes, des ponts, paralyser le métro et c’en sera fini avec les cotisations gouvernementales. Un autre problème de réglé.

C’est bien tentant!

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.