Une Verdunoise reconnue à l'échelle internationale dans le domaine du design
La Verdunoise Tanya Nazywalskyj se retrouve dans le top 50, parmi près de 700 concurrents, dans la catégorie internationale du James Dyson Award, un prix de renommée internationale dans le monde du design. Elle s’est également classée dans le top 10 canadien.
Le projet de la jeune femme de 24 ans, qui a récemment complété son baccalauréat en design industriel au Collège Humber de Toronto et qui vit présentement à Aylmer en Outaouais, s’appelle ISO Playground et consiste en un terrain de jeux accessible aux chaises roulantes, une idée qui a germé dans son esprit alors qu’elle était toute jeune et qu’elle accompagnait sa sœur au parc pour aller s’amuser.
«Déjà quand j’étais jeune, vers 13 ans environ, et que j’accompagnais ma sœur au parc, je trouvais que certains des jeux étaient difficiles d’accès et même compliqués pour nous, même si nous ne souffrions pas d’handicaps physiques», explique celle qui a également étudié au cégep Dawson. «Du même coup, je me suis demandé si les jeunes handicapés étaient capables de s’amuser dans ce genre de jeux.»
C’est ainsi que Tanya Nazywalskyj, qui effectue présentement des contrats de design pour des compagnies montréalaise et torontoise, s’est attaquée à ce projet pour sa thèse de fin d’études à Humber. C’est donc en août 2011 que le projet s’est mis en branle, Tanya devant conceptualiser, dessiner et modéliser son projet. Vu l’importance de celui-ci, l’un des conseillers et professeurs de la designer, Bruce Thompson, lui a suggéré de se fixer des limites très précises, afin d’assurer la faisabilité du projet. De plus, l’idée se devait, bien sûr, de respecter les différentes normes de sécurité, détail dont elle s’est assurée avec un autre de ses consultants, Jim Sanders, président de l’Association canadienne des responsables d’aires de jeu pour enfants.
S’amuser comme les autres
Bien que certaines d’installations du même type existe déjà, la plupart requiert de lourds et encombrants équipements, ce qui réduit de beaucoup la mobilité des enfants. Ainsi, ISO Playground, destiné aux jeunes de 8 à 12 ans, se démarque du fait qu’il offre une aire de jeu permettant à l’enfant de jouer et d’interagir avec ses pairs non handicapés sur une base «d’égal à égal», sans avoir besoin d’assistance, rendant ainsi le jeune plus indépendant, comme les autres enfants.
«J’ai observé dans d’autres parcs pour enfants handicapés que ceux-ci devaient constamment être aidés lorsqu’ils s’amusaient; quelqu’un devait les prendre et les lever de leur chaise, ramasser celle-ci, les placer dans la glissoire et ensuite les replacer dans leur fauteuil, ce qui ne leur laissait pas beaucoup d’autonomie», explique la jeune femme qui a pour rêve et objectif de carrière d’œuvrer dans le monde du design des jouets pour enfants.
À l’exception de son design unique facilitant l’accès aux personnes se déplaçant en fauteuil roulant, le parc contient les mêmes installations que l’on retrouverait sur une aire de jeux habituelle, soit une glissoire, des balançoires et des cordes en suspension auxquelles les jeunes peuvent s’accrocher pour se propulser vers l’avant. Du même coup, ISO Playground, qui a une superficie de 2600 pieds carrés, est aménagé de façon à ce que les enfants ne souffrant pas nécessairement d’handicap puissent aussi s’amuser en compagnie de leurs amis utilisant une chaise roulante.