Un PPP pour sauver la nouvelle école?
Dans le rapport qu’il a présenté, le 21 février, Me Mario Langlois a donné des précisions intéressantes aux personnes qui s’intéressent au projet d’une nouvelle école primaire à L’Île-des-Sœurs. Ce qui a retenu le plus d’attention est cependant l’annonce de la possibilité de construire l’école en PPP, ce qui raccourcirait considérablement les délais requis.
En entrevue téléphonique avec Le Magazine, le président du comité «Sauvons notre parc» a précisé que l’option d’un partenariat public-privé (PPP) avait été évoquée avec les propriétaires du site Levert, l’automne dernier. Ceux-ci pourraient donc construire l’école aux normes requises par la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB) et en octroyer l’utilisation à cet organisme en vertu d’un bail emphytéotique. Comme le site Levert est un emplacement qui ne requiert aucun changement de zonage, les délais de réalisation pourraient donc être très courts.
Au moment de rédiger ce texte, toutefois, il n’avait pas encore été possible de faire confirmer cette information par l’une ou l’autre des différentes parties concernées. Ni le député Gautrin, ni la CSMB n’étaient disponibles pour la commenter. M. Langlois a cependant soutenu que cette option avait été soumise au ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS).
Le «lot Archambault»
Au cours de cette assemblée, il a longuement été question du «lot Archambault», le seul site appartenant à l’arrondissement qui est encore retenu comme site alternatif par les personnes siégeant sur le «comité Gautrin». Jack L. Kugelmass, de la firme CCG Environnement, a commenté les rapports sur ce site considéré comme trop contaminé par l’arrondissement de Verdun. Il a soutenu que les analyses ne démontraient pas clairement que le site est impropre à la construction d’une école. Il faudrait, selon lui, procéder à une étude de préfaisabilité, afin de déterminer si ce vaste terrain est aussi contaminé qu’on le croit. Certains des tests rendus publics démontreraient un taux de méthane presque nul, ce qui permet de croire, estime-t-il, qu’on disposerait de plusieurs zones contiguës offrant une caractéristique semblable. C’est pourquoi il recommande que l’arrondissement procède à une étude de préfaisabilité qui pourrait valider (ou invalider) cette possibilité. Selon M. Langlois, une telle étude ne coûterait que quelques milliers de dollars et pourrait être réalisée en très peu de temps. Ce dernier reconnaît que cette analyse devrait être suivie de tests plus exhaustifs (et plus coûteux), mais il affirme que c’est le cas de tous les autres sites envisagés pour le projet d’école, dont ceux du parc de la Fontaine et de la rue Levert.
Un appel à l’unité
Mario Langlois a aussi lancé un appel à l’unité à toutes les personnes qui souhaitent la construction d’une nouvelle école à L’Île-des-Sœurs. Il leur a demandé de faire front commun pour inciter les décideurs à agir rapidement.
C’est l’une des raisons pour laquelle, le comité «Sauvons notre parc» a décidé de se retirer du «comité Gautrin» et de devenir le Comité pour le Développement durable de l’île des Sœurs (CDDIDS). Il estime que cela incitera peut-être l’arrondissement à participer au groupe de travail initié par le député Gautrin.
Dans d’autres articles, l’auteur de ces lignes publiera les commentaires qu’il aura recueillis auprès de différentes instances concernées par ce dossier, notamment la CSMB, l’arrondissement et le député Gautrin.