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Randonnée de l’espoir au parc Angrignon

Il ne fait pas souvent les manchettes. C’est pourtant un tueur redoutable. Le cancer de l’ovaire est en effet le cancer féminin le plus mortel. Un dépistage tardif entraîne un taux de survie sur cinq ans inférieur à 30%. Pour sensibiliser le public et recueillir des fonds, Cancer de l’ovaire Canada, la seule organisation au pays qui se voue entièrement à la lutte contre ce type de cancer, tiendra la Randonnée de l’espoir le dimanche 9 septembre au parc Angrignon. À vos espadrilles!

Lorsqu’il est détecté tôt, le cancer de l’ovaire peut être traité avec succès. Mais voilà, il n’existe actuellement pas de test de dépistage ou d’outil de détection précoce fiables. Dans la majorité des cas, il est diagnostiqué à un stade avancé. On estime qu’avec un dépistage précoce, le taux de survie pourrait augmenter jusqu’à 90%.

Pour Paule Primeau, le diagnostic est tombé en 2004. Tout a commencé au terme d’une belle journée de février passée à faire du ski. «Je me suis réveillée au milieu de la nuit avec des douleurs épouvantables à l’abdomen», se souvient-elle. «Je pensais que c’était une pierre au rein ou une diverticulite.»

Elle se rend d’urgence à l’hôpital où on lui fait subir une série d’examens. Les médecins découvrent une anomalie à l’ovaire gauche «J’avais une masse de 7 centimètres par 8 centimètres– la grosseur d’une belle prune», relate Mme Primeau. On l’opère quarante-huit heures plus tard pour lui retirer cette masse.

«Puis on m’a annoncé la nouvelle: que c’était cancéreux», dit-elle. Nouvelle intervention chirurgicale au cours de laquelle on lui a retiré les deux ovaires et l’utérus également touché par le cancer. Les traitements de chimiothérapie et de radiothérapie ont suivi.

Paule Primeau est en rémission depuis. Elle s’estime très chanceuse, la maladie ayant été diagnostiquée et traitée assez tôt dans son développement.

Écouter son corps

«Je ne savais pas que l’on pouvait avoir un cancer des ovaires, confie Mme Primeau. Le cancer du sein ou de l’utérus, oui, mais en 2004, le cancer de l’ovaire, personne ne parlait de ça.» Pourtant, au pays, 17 000 femmes sont atteintes de la maladie, souligne-t-elle.

«Il faut que la maladie soit connue», insiste cette survivante, qui prend part chaque année à la Randonnée de l’espoir.

Tout en effectuant un travail de sensibilisation et d’information, Cancer de l’ovaire Canada place la question du dépistage précoce au cœur de son action. «Dans mon cas, le ski a été un bon outil de dépistage», plaisante Paule Primeau, expliquant que l’exercice a déclenché la douleur, qui a mené au diagnostic. Tout s’est passé de manière fortuite. «Mais les symptômes du cancer de l’ovaire sont vagues», fait-elle observer. Douleur ou enflure au niveau de l’abdomen, gain ou perte de poids, selles inhabituelles, besoin fréquent d’uriner, flatulences: les symptômes peuvent être associés à des problèmes de santé plus courants. «Les femmes n’écoutent pas les symptômes», constate Mme Primeau. «Il faut les éduquer les amener à écouter leur corps.»

Inscription à la Randonnée

La Randonnée de l’espoir est la principale activité au Canada visant à récolter des fonds canalisés exclusivement vers la lutte contre le cancer de l’ovaire. L’argent recueilli est investi dans les programmes de recherche, de sensibilisation et de soutien.

Organisée chaque année le deuxième dimanche de septembre – le mois de la sensibilisation à cette maladie –, la Randonnée a été fondée en 2002 par Peggy Truscott, elle-même atteinte d’un cancer de l’ovaire.

Cette année, la marche se déroulera dans plus d’une quarantaine de communautés à travers le Canada.

Au parc Angrignon, les participants ont le choix entre deux parcours: 2,5 km ou 5 km. On peut s’inscrire en ligne au www.randonneecancerdelovaire.ca. On pourra aussi le faire sur place le matin même entre 8h45 et 9h30.

La randonnée aura lieu de 10h à 11h beau temps, mauvais temps. Prix, animation et collation attendront les marcheurs – en plus d’éprouver la satisfaction d’avoir posé un geste de solidarité.

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