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Mauvaise qualité des plans d'eau

Alcaraz-Robinson Stéphanie - TC Media
Odeurs répugnantes, herbes envahissantes, stagnation de l’eau, etc. Les plans d’eau du territoire, dont le lac Lacoursière et les bassins de rétention d’eau, se retrouvent dans un piètre état. Certains insulaires ont récemment exprimé leur inquiétude et l’arrondissement affirme avoir entamé une série d’initiatives afin de contrer les problèmes.

Un résident de l’Île-des-Sœurs, Pierre Valiquette, a offert un tour guidé du lac Lacoursière au Magazine le 11 juillet. Des odeurs peu invitantes s’y dégageaient et on y a trouvé des mauvaises herbes si denses qu’on peine à distinguer les rives du lac.

Celui qui réside dans une tour surplombant le lac a mentionné que les aérateurs fonctionnaient et que les mauvaises herbes étaient coupées. Toutefois, depuis les cinq dernières années, l’état du lac se délabrait.

Le conseiller d’arrondissement de Champlain-L’Île-des-Sœurs, Pierre L’Heureux, est au courant de la situation. «Le lac pose problème. Il y a eu dépôt de sédiments et des déchets organiques se sont accumulés depuis plusieurs années. Cela produit des émanations nauséabondes.»

Un des deux aérateurs d’air est en rénovation, mais devrait fonctionner à pleine capacité d’ici la fin de l’été. Des démarches sont entamées avec le ministère de l’Environnement (MDDELCC) afin de déterminer les procédures à suivre.

D’autres étendues d’eau problématiques

Le 2 juillet, lors du conseil d’arrondissement, Johanne Cloutier a déploré l’état du ruisseau des Hérons et les autres cours d’eaux «que l’on voit mourir en ce moment. Est-ce un habitat naturel protégé? Est-ce que ça fait partie des parcs? Est-ce une composante du réseau fluvial?», a-t-elle demandé au maire de l’arrondissement. La nuance du statut des bassins d’eau – comme pour le lac Lacoursière – rend l’intervention de l’arrondissement plus ardue. M. Heureux a indiqué que le bassin est peut-être déclaré comme «naturalisé» par le MDDELCC, ce qui limite les interventions que peut entreprendre l’arrondissement.

Par contre, le MDDELCC n’était pas en mesure d’affirmer ou réfuter le statut des différentes étendues d’eau à l’Île-des-Sœurs. La porte-parole du ministère, Esther Boily, a toutefois souligné que c’est à la ville d’entretenir ses bassins de rétention d’eau.

Lors du conseil, un autre résident, Hervé Gagnon, a exprimé un doute quant au plan d’intervention de l’arrondissement. La solution qui lui a été présentée par l’arrondissement est, selon lui, de court terme et qui n’a jamais été testée. Il souligne qu’il existe des études ont été effectuées et qu’elles ont obtenues des résultats prouvés.

Une situation compliquée

Le maire d’arrondissement, Jean-François Parenteau a admis lors du conseil d’arrondissement qu’il y a eu négligence sur l’entretien des bassins de rétention. Il a assuré avoir constaté l’état des bassins. Étant en vacances, il n’a pu nous accorder une entrevue.

Le conseiller, Pierre L’Heureux, a quant à lui affirmé avoir le dossier en main. Des mesures seront prises dans les prochaines semaines.

«Le problème est complexe. Il y a un problème d’oxygénation de l’eau, d’apport d’eau fraîche au réseau hydrographique et de dévasement des bassins. L’intervention est délicate et difficile. Nous avons un plan d’action établi avec nos fonctionnaires», a expliqué le conseiller. L’élu a aussi ajouté que l’équipe travaille de concert avec des entreprises afin de trouver un plan d’action idéal.

Lors de l’entrevue accordée au Magazine, M. L’Heureux a expliqué qu’il est difficile d’établir un échéancier très précis, mais que des actions sont quand même posées.

«On espère régler une partie du problème d’ici la fin de l’été, ajoute-t-il. On a installé des aérateurs dans les bassins; il va y avoir NaturAction qui enlèvera deux fois cet été les lentilles d’eau et les phragmites (herbes envahissantes); et des démarches sont entamées pour l’installation d’une station de pompage en amont, entre le terrain du golf et le terrain Archambault.»

La directrice des communications, Francine Morin, à l’arrondissement de Verdun, précise qu’une firme spécialisée en environnement a été mandatée pour étudier le réseau hydrographique. Des recommandations ont notamment été émises et certaines sont déjà en branle.

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