Besoin criant de logements sociaux
Porte-parole du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), Marie-Josée Corriveau trouve la situation inquiétante. «Quand le droit au logement est compromis, tous les droits sont compromis. Quelqu’un de mal logé peut être difficilement en bonne santé, etc.».
Elle souligne également que les coûts de loyer augmentent plus rapidement que les revenus des ménages et que les indices des prix à la consommation – surtout depuis les années 2000. À Montréal, 224 000 ménages consacrent plus de 30% – la norme retenue – de leurs revenus au logement.
«C’est évident qu’il y a un manque à Verdun et qu’il y a un besoin criant de logements sociaux», argue Mme Corriveau. «En 2006 (les données de 2011 ne sont pas encore disponibles), on comptait plus d’un millier de ménages qui déboursaient plus de 80% de leurs revenus pour se loger!»
«De plus, il ne se construit plus, à toutes fins pratiques, de logement locatif sur l’île de Montréal. Il ne se construit que des condos. Or, le revenu annuel des ménages à Montréal est de l’ordre de 33 000$ ou 34 000$. Comment voulez-vous accéder à la propriété», questionne-t-elle.
«On profite des élections, période où les politiciens se mouillent, pour faire état des problèmes de logement à la grandeur du Québec et pour demander des engagements en faveur de la reconnaissance du droit au logement et du développement de logements sociaux», conclut la porte-parole du FRAPRU.