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Le projet de nouvelle école fait l'objet d'une mise en demeure

Desroches André - TC Media
Le projet de construction de l’école sur l’Île-des-Sœurs pourrait faire l’objet de poursuites judiciaires de la part d’un groupe de citoyens, qui jugent insuffisantes les garanties de non-agrandissement de l’établissement et de non-empiètement dans le parc de la Fontaine fournies jusqu’à maintenant.

Le Comité pour le développement durable de L’Île-des-Sœurs (CDDIDS), par l’entremise de l’avocat Julius Grey, a déjà fait parvenir une mise en demeure aux trois parties dans ce dossier: la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB), la Ville de Montréal et l’arrondissement de Verdun.

Dans la mise en demeure adressée à la Ville et à l’arrondissement, le comité leur demande de ne pas signer l’acte de cession du terrain à la CSMB, et de ne pas émettre le permis de construction tant qu’un engagement n’aura pas été signé avec la CSMB, explique Daniela Villatora, membre du CDDIDS.

La Ville a adopté, le 17 juin dernier, l’acte de cession à la CSMB du terrain situé à l’intersection des boulevards René-Lévesque et L’Île-des-Sœurs pour la construction de l’école. La CSMB a déjà signé l’acte notarié. Le maire de l’arrondissement de Verdun, Jean-François Parenteau, indique que la Ville et l’arrondissement devraient le faire le 4 juillet.

Le 3 juin, la CSMB a adopté une résolution par laquelle elle s’engage à ne pas ériger d’étages supplémentaires à la nouvelle école et à ne pas demander à l’arrondissement d’agrandir la superficie du terrain sur lequel elle sera bâtie. L’arrondissement doit aussi adopter lors de la séance du conseil de ce 2 juillet une résolution empêchant tout empiètement futur sur le parc de la Fontaine, adjacent à la future école.

«Toutes les parties se sont engagées à un non-agrandissement», rappelle Jean-François Parenteau. «On ne veut pas toucher au parc», insiste-t-il, soulignant que la Ville et l’arrondissement ont l’intention de signer sans retard l’acte de cession. «On est dans l’urgence», insiste le maire, mentionnant que le projet est sur la table depuis 2011.

Pour le CDDIDS, les résolutions ne suffisent pas. «C’est bien, mais ce n’est pas suffisant», estime Daniela Villatora. Elles n’auraient «aucun poids légal», fait valoir le comité. Le CDDIDS veut que les garanties soient formalisées.

Le texte sur lequel le comité et l’arrondissement pourraient s’entendre est satisfaisant, mentionne Daniela Villatora. Mais en ce qui concerne la CSMB, «on ne s’entend pas sur le libellé de la clause», dit-elle. «On est dans la sémantique», déplore la présidente de la CSMB, Diane Lamarche-Venne. «Ce n’est pas une question de mots, de rédaction, c’est une question de fond», soutient Mme Villatora, qui estime que la commission scolaire «laisse la porte ouverte pour un empiètement dans le parc».

«J’espère que les parties vont en arriver à un texte acceptable pour tout le monde», confie Daniela Villatora. Un souhait également exprimé par Diane Lamarche-Venne, qui s’attriste de la tournure des événements. «Je trouve ça décevant. Je considère que nous avons respecté en tous points ce qu’on avait dit qu’on ferait», dit-elle.

Selon le calendrier de la CSMB, les travaux de construction doivent commencer cet été de manière à ce que l’école soit prête pour la rentrée scolaire 2015. Des poursuites judiciaires pourraient toutefois retarder les travaux. «C’est clair», analyse Diane Lamarche-Venne, soulignant que le contrat pour la construction a été donné le 3 juin dernier. Mais, ajoute la présidente, «j’ai peine à voir l’urgence d’accorder une injonction».

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