IDS-Verdun

La Station, vouée au changement: on cherche à combler le déficit

Photo: Archives TC Media

Depuis sa fondation il y a trois ans, la Station est déficitaire; cette année, le manque à gagner devrait se chiffrer 37 000$ pour 2015. Les contributions financières de l’arrondissement – 113 825,25$ pour l’année 2015 – ne parviennent pas à rentabiliser sa mission. Bien que sa survie ne soit pas encore remise en question, on cherche des avenues qui pourraient aider la santé financière du centre.

Lors d’une entrevue téléphonique, Daniel Bélanger, le directeur général des services Tandem-Verdun qui gère la Station, s’est montré confiant: plusieurs moyens ont été entrepris, ou sont en cours de développement, afin de pallier le déficit prévu.

«Nous cherchons plusieurs avenues, comme la commandite. Il y a des corporations intéressées à s’afficher et à être partenaire. Nous allons penser à louer le bâtiment: il est tellement beau et apprécié. Nous avons débuté l’été dernier à faire des locations pour des tournages ou des prises de photos professionnelles et pour les conseils d’administration d’organismes.»

La Station vient bonifier les activités du centre communautaire Elgar en offrant des services à deux générations distinctes, les 12 à 18 ans et les 50 ans et plus. Chaque session, on compte plusieurs dizaines d’activités qui sont penser en fonction à ce que ces deux générations puissent se côtoyer.

Nouvelle tarification
De plus, la Station a décidé de changer sa tarification. Jadis, une carte de membre au prix de 15$ annuellement donnait accès à une foule d’activités.

Depuis 2015, en plus de payer une carte de membre, il y a de modiques frais pour l’inscription aux cours. Pour la somme de 10$, on peut s’offrir un cours d’informatique, de taï-chi ou d’espagnol pour une session de trois mois. Les cours sont souvent donnés par des bénévoles.

«La Station est en demande par les membres, explique M. Bélanger. On veut plus d’activités, par exemple. Les jeunes aimeraient plus d’encadrement. On est obligé d’investir, mais il y a une limite avec le budget que l’on reçoit.»

Pas en danger
Daniel Bélanger est sans équivoque: la Station ne disparaîtra pas du paysage communautaire de l’île.

«La Station est un équipement trop important pour les résidents de L’Île-des-Sœurs, affirme-t-il. On veut également favoriser l’accès aux citoyens de la terre ferme. Il y a des activités qui sont appréciées, ce n’est pas cher et l’arrondissement nous supporte.»

La Station est un centre intergénérationnel ouvert aux jeunes de 12 à 18 ans et aux adultes de 50 ans et plus. Elle permet un échange entre ces générations, qui sont rarement appelées à se côtoyer.

Cela demeure un défi constant pour la Station, selon M. Bélanger.

«Elles ont quand même besoin de rencontrer de nouvelles personnes, d’échanger des expériences, explique-t-il. Pour les aînés, il y a une motivation de transmettre des connaissances et aussi de connaître de nouvelles choses.»

Accueillir de nouvelles générations?
La Station tente également de se redéfinir. Daniel Bélanger affirme qu’il faut être imaginatif pour faire de l’intergénérationnel, mais qu’il faut aussi développer autour d’un concept plus large – le multigénérationnel.

«Il faut saisir toutes les opportunités et occasions pour faire des rapprochements entre générations, entre jeunes du primaire et jeunes du secondaire par exemple, explique-t-il. On s’oriente vers ça. La Station a atteint un niveau de confort. On veut un peu bousculer notre confort actuel pour recréer et retrouver l’essence de notre action axée sur l’intergénérationnel.»

La Station est située au 201, rue Berlioz, dans un immeuble reconnu mondialement et qui fait la jalousie de plusieurs. En effet, l’architecte du bâtiment n’est nul autre que Mies Van der Rohe, figure de proue dans le milieu architectural et connu pour ses œuvres comme le Seagram Building de New York, le pavillon allemand de l’Exposition universelle de Barcelone et le Westmount Square à Westmount.

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