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Endocrinologue de L’IDS et de l’Ouest-de-l’Île radié temporairement

OLYMPUS DIGITAL CAMERA Photo: Collaboration spéciale

L’endocrinologue François Gilbert, dont les bureaux sont situés à L’Île-des-Sœurs et à Kirkland, a été radié pour quatre mois après avoir prescrit de façon «intempestive et sans raison médicale suffisante» des médicaments à des adeptes de culturisme.

Le médecin de 58 ans a notamment prescrit des hormones de croissance, de la testostérone, des agents antinéoplasique (anti-cancéreux) et des stéroïdes anabolisants, dont un qui n’était pas approuvé au Canada.

La décision du Conseil de discipline du Collège des médecins a été rendue à la fin juillet. Le rapport publié le 13 août comprend les cas de six patients, dont celui d’une dame de 67 ans qui utilise une hormone de croissance depuis deux ans pour «améliorer ses performances athlétiques».

Le Collège des médecins s’est refusé à tout commentaire. Toutefois, l’article 51 du code de déontologie prévoit que les médecins peuvent prescrire ces types de médicaments. Par contre, ils ne peuvent être utilisés à d’autres fins que pour contrer des maladies ou des cancers.

«En plus, il ne s’est pas fié aux données scientifiques actuelles. Ce type de médicament peut représenter un danger sur la santé physique du patient lorsqu’il n’est pas administré pour les bonnes raisons», explique Caroline Langis, la porte-parole du Collège des médecins.

Le Dr Gilbert prescrivait la médication pour augmenter les performances physiques. Dans sa déclaration, il soutient «avoir commencé à déraper parce qu’il voulait aider sa clientèle et que malheureusement, il a franchi la ligne pour bien faire, ajoutant qu’il connaissait bien tous les produits et que les patients savaient parfaitement qu’ils n’étaient pas nécessaires médicalement.»

Le Collège des médecins lui a envoyé deux lettres d’avertissements en 1990 et en 2003.

Enquête
La syndic-adjointe au Collège des médecins, Danielle Bourret, a commencé son enquête à la suite d’une demande d’un pharmacien qui était «inquiet» des prescriptions destinées à de «jeunes patients».

Les accusations formulées contre Dr Gilbert sont parmi les plus graves du Code de déontologie des médecins.

TC Media a tenté à plusieurs reprises de contacter François Gilbert, qui n’a toutefois pas retourné nos appels au moment de mettre sous presse.

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