Île-des-Sœurs

Meurtre non prémédité à L’Île-des-Soeurs: En attente de l’enquête caution

Meurtre non prémédité à L’Île-des-Soeurs: En attente de l’enquête caution
Photo: Photo: IDS/Verdun Hebdo – Delphine Bergeron)

Les deux adolescents de 17 ans accusés du meurtre non prémédité d’un jeune du même âge étaient de retour en cour la semaine passée. Leurs avocates veulent obtenir leur libération sous caution.

Dans la nuit du 11 au 12 novembre, un adolescent de la communauté marocaine musulmane de L’Île-des-Soeurs a été tué d’un coup de couteau au bas du corps, près du boisé du Domaine Saint-Paul. Il a été retrouvé le lendemain et les policiers ont d’abord cru à une mort accidentelle.

Les présumés responsables, un garçon et une fille, arrêtés dans les jours qui ont suivis, sont défendus par Me Sophie Harvey et Me Danièle Roy.

 

 

«C’est un drame pour la famille de la victime, pour laquelle tout le monde a de la sympathie, mais c’est aussi un drame pour notre client et sa famille.»

— Me Danièle Roy, avocate de l’adolescent accusé

Debout dans le box des accusés pour la dizaine de minutes qu’a duré l’audience, le duo a écouté les procédures sans broncher. La juge de la Chambre jeunesse, Taya di Petro, a réaffirmé l’ordonnance interdisant aux coaccusés de communiquer entre eux, sauf en présence de leurs avocates.

La communication de la preuve n’étant pas complétée, le choix d’une date pour l’enquête caution a été reporté au début décembre. Si leurs avocates parviennent à obtenir une libération conditionnelle, les deux jeunes pourraient reprendre leurs activités dans l’attente de leur procès.

Une quinzaine de proches de la victime étaient présents, dont sa mère. Les parents des accusés ont aussi assisté aux procédures dans une petite salle du tribunal de la rue Bellechasse. Le tout s’est produit dans le calme, sous l’oeil attentif de deux constables spéciaux et trois agents de détention.

C’est le deuxième meurtre d’un adolescent dans des circonstances tragiques à L’Île-des-Soeurs en deux ans.

Les accusés étant mineurs, nous sommes dans l’obligation de préserver leurs identités, incluant celle de la victime.