Lachine & Dorval
11:59 7 avril 2021 | mise à jour le: 7 avril 2021 à 12:28 temps de lecture: 3 minutes

Deuxième porte à Lachine pour Sam Tabak

Deuxième porte à Lachine pour Sam Tabak
Photo: Alexandre SauroLa nouvelle boutique est située au 915 sur la rue Notre-Dame.

L’entreprise familiale et spécialiste de vêtements urbains, Sam Tabak, ouvre une seconde boutique sur la rue Notre-Dame à Lachine. Près de 80 ans après sa fondation, elle prospère grâce à sa capacité d’adaptation.

Sous la même bannière, la nouvelle boutique se concentre sur la vente de vêtements de sport pour hommes de marques griffées. La première adresse continue de vendre des produits pour les femmes et les enfants.

«C’est quelque chose de complètement différent au niveau de la conception et des produits, mais c’est surtout une évolution au niveau de l’ambiance», explique le gérant de Sam Tabak depuis près de 22 ans, Santino Ferriolo.

«Je l’appelle le Colisée de Lachine. Il n’y a aucun autre endroit comme celui-ci», poursuit-il faisant référence aux poutres en béton à l’intérieur du magasin.

L’immeuble qui loge la seconde succursale appartenait déjà à la famille Tabak. Elle louait ses deux locaux, un à une couturière et l’autre à un club d’arts martiaux. Ils ont tout reconstruit et rénové pour en faire un seul et grand local.

Un gigantesque signe lumineux devrait être installé prochainement, mentionne le gérant. Pour ajouter à l’ambiance, il a également un panier de basket près de l’étagère à souliers.

Le soin du détail est primordial pour gérant de la boutique. «Tous les supports doivent pointer vers la porte d’entrée et aucun morceau ne doit se trouver au mauvais endroit», explique M. Ferriolo.

Suivre les tendances

Fondée en 1942 par Sam Tabak, la boutique de vêtements s’est adaptée au goût du jour en débutant par la vente de complets et chapeaux de feutre avant de passer par les années discos, rock n’ roll, heavy métal et hip-hop.

La vision de l’entreprise a évolué drastiquement depuis l’époque où le chanteur de musique country Johnny Cash, accompagné de sa femme et également chanteuse June Carter, y était de passage en 1968 pour acheter un complet.

«Quand je suis arrivé à la boutique, nous vendions encore de vieux complets poussiéreux. C’était un signe du besoin de changement. Et beaucoup de choses ont changé depuis», se rappelle M. Ferriolo.

La longévité du succès de l’entreprise a été possible grâce à une grande capacité d’adaptation au niveau des tendances, mais également en termes de logistiques, selon le gestionnaire.

En plus des deux boutiques sur la rue Notre-Dame, Sam Tabak expédie ses produits partout au Canada.

«Nous avons su nous adapter rapidement aux différents changements. Nous sommes conscients de l’importance des réseaux sociaux et de la vente en ligne pour notre clientèle cible», poursuit le gérant.

Le commerce en ligne compte pour une grande partie des profits de l’entreprise. Ce volet a d’ailleurs été essentiel pour assurer sa prospérité durant la pandémie.

«Nous allons continuer de changer notre style, même si un jour on doit vendre des grenouillères comme les extra-terrestres», ajoute-t-il en plaisantant.

L’entreprise familiale est maintenant administrée par le fils et le petit-fils du fondateur, Gerald et Eli Tabak.

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