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«Je perds mon sentiment d'appartenance à Lachine»

Je suis résident de Lachine depuis 1977 et de plus en plus, je trouve Lachine «platte à vivre».

Oui, le bord du lac. Oui, quelques restaurants de bonne qualité, mais souvent, ça ferme, ça ouvre.

On a une rue centrale, je parle de la rue Notre-Dame qui fait pitié au centuple. On a un centre d’achats en décrépitude, qui ressemble plus à un site de rassemblement de scooters électriques aux portes d’entrée.

J’ai fait visiter Lachine à des amis nouveaux résidents, ils remettent en question leur déménagement.

Les espaces verts disparaissent au profit de résidences qui se vendent les yeux de la tête. Pas de cinéma. La piste cyclable est bien belle, mais il n’y a pas que ça.

J’y perds mon sentiment d’appartenance.

Notre hôpital tombe en ruine lentement. Je le sais, j’y travaille depuis 28 ans.

Les taxes sont exorbitantes.

Le commerce qui s’installe se doit d’avoir les reins solides pour survivre.

Bref, une multitude d’aspects qui sont décevants. Les tape-à-l’œil, comme les Mardis cyclistes ou les Fêtes de Lachine, qui n’existent presque plus comme avant, ou le lac Saint-Louis ne suffisent plus à la tâche.

Il en faudra plus, car j’en vois du monde dans ma profession; j’en vois des nouveaux résidents, et beaucoup manifestent leur déception d’être à Lachine. Obligés d’aller dans d’autres municipalités pour profiter d’un beau centre d’achats.

De toute façon, je ne crois pas mon commentaire miraculeux. C’est une opinion seulement, mais une réalité. À ma connaissance, oui, on est sûrement en voie de développement, mais les priorités sont-elles au bon endroit?

Bernard Deschênes

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