Financement du tramway: la Ville de Montréal accueille bien le rapport du groupe de réflexion
«L’importance des investissements requis pour répondre aux besoins de mobilité durable dans la région métropolitaine demande de considérer de nouvelles avenues de financement, dont le pacte fiscal, explique le vice-président du comité exécutif, Richard Deschamps. Pour réaliser un projet d’une telle envergure, il faut des leviers financiers pour la métropole. En s’inspirant des meilleures pratiques à l’étranger, le rapport du groupe de réflexion vient effectivement proposer de nouvelles pistes quant au financement du projet du tramway. Nous allons prendre le temps d’étudier ces pistes, maintenant que nous avons tous ces éléments en main», ajoute M. Deschamps.
«Au nom du maire et du comité exécutif, je tiens à remercier le président de la Chambre de commerce ainsi que les représentants des dix organisations qui ont apporté leur précieuse expertise et mené cette exigeante démarche d’identification de modes inédits de financement d’infrastructures lourdes de transport collectif. Leur généreuse contribution est très importante, et je tiens à souligner leur inestimable apport», a déclaré le vice-président Deschamps.
«Fenêtre d’opportunité»
Le rapport identifie des sources de financement liées à l’effet structurant du tramway, et plus particulièrement à la «fenêtre d’opportunité» créée par le développement de trois grands secteurs susceptibles d’être desservis par le tramway: le site de l’ancien hippodrome, situé à l’extrémité nord-ouest du tracé, et les secteurs de Griffintown et de Radio-Canada, au sud-est du tracé.
Ces outils de financement, qui permettent de capter la plus-value foncière induite par le tramway, sont déjà utilisés dans plusieurs villes nord-américaines. Il reste à voir maintenant comment Montréal pourrait s’inspirer de ce qui se fait ailleurs et l’adapter au contexte montréalais.
Des fonds publics de 465 millions $
La Ville de Montréal entreprendra au cours de prochaines semaines l’étude de chacune des pistes. Additionnées les unes aux autres, les pistes avancées ne financent cependant que 60% du projet, nécessitant des fonds publics estimés à 465 M$. La Ville de Montréal ne pouvant assumer seule cette charge, elle entend interpeller le gouvernement du Québec et le gouvernement du Canada pour optimiser le montage financier.
À la fois levier de développement économique et urbain, le tramway est le premier chantier du Plan de transport de Montréal. Mode de transport performant et structurant, il permettrait d’améliorer considérablement l’offre de service en transport collectif de Montréal, selon l’approche TOD (Transit Oriented Development) privilégiée par le Plan métropolitain d’aménagement et de développement.