Découragé par le transport en commun !
Comment se fait-il qu’en 2013, un trajet de 13 minutes en auto entre le centre-ville et un arrondissement (Lachine) puisse prendre 1 heure 15 en métro et en autobus. C’est le cas du service offert en soirée par la STM pour regagner l’arrondissement de Lachine.
Règle générale, le service est acceptable aux heures de pointe où il faut compter environ 35 minutes pour le trajet entre le centre-ville et Lachine. C’est plus du double du temps qu’il faut en auto, mais on comprend que l’autobus n’est pas un taxi et qu’il est normal qu’il mette plus de temps pour faire un même trajet.
Je travaille de 15h à 23h. À l’aller, le 496 offre un service acceptable, quoi qu’à l’heure de la sortie des écoles il est si bondé qu’il doit souvent refuser des usagers. Mais c’est au retour que ça se gâte.
Après 22h, on a le choix de prendre le 191 à partir du métro Lionel-Groulx et de faire la «run de lait» jusqu’à Lachine. L’autre choix, c’est de prendre le 211 jusqu’à Dorval et de revenir sur ses pas avec le 195 ou le 495. Dans les deux cas, il faut compter entre une heure et une heure 15 pour faire le trajet à partir du centre-ville.
La solution? Comme nous ne pouvons espérer un métro vers l’ouest du centre-ville, on pourrait songer au train de banlieue, mais celui-ci ne fonctionne qu’aux heures de pointe. Et il faudra sans doute des décennies d’études pour faire bouger l’AMT.
Reste l’autobus 496, dont le service vers Lachine pourrait être prolongé jusqu’à minuit de façon à permettre aux travailleurs et aux gens qui vont voir des films ou des spectacles au centre-ville de rentrer chez eux en transport en commun.
Entretemps, je n’ai d’autre choix que d’utiliser mon auto et de polluer.
Michel Rousseau