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Metso: le comité de survie se réunira plus tard en février

Photo: Archives /TC Media

Malgré l’annonce de la fin de la production à l’usine Metso, deux semaines avant la date prévue, le comité de survie se réunira en février, à une date qu’il reste à fixer, au Regroupement de Lachine.

La responsable des communications à la Corporation de développement économique et communautaire (CDEC) Lachine-LaSalle, Lysane Sénécal-Mastropaolo, a expliqué à TC Media que cette rencontre se déroulera dans un but de «soutien aux travailleurs» et sera l’occasion de «dresser l’état de la situation».

Le comité de survie (ou de relance) est formé d’une quinzaine de personnes: des représentants des trois paliers de décision (municipal, provincial, fédéral) et des représentants d’organismes de la communauté lachinoise, tels que le CLD et la CDEC.

Selon le maire de Lachine, Claude Dauphin, des entreprises s’intéressent à l’immeuble et l’Arrondissement discute avec celles-ci. «Nos partenaires, soit Montréal International et Investissement Québec, ont diffusé l’information au niveau international dans leurs réseaux respectifs», ajoute M. Dauphin.

De part et d’autre, on s’entend pour dire que la compagnie n’est pas proactive dans la suite des choses. TC Media a rejoint la direction américaine de la compagnie finlandaise, en Pennsylvanie, en laissant un message au vice-président senior, Andy Fritz, pour savoir si l’usine désertée sera mise en vente ou s’il y a un acheteur potentiel. Au moment de mettre sous presse, nous n’avions toujours pas de réponse.

Le sort des employés
Le directeur de la CDEC, Henri Chevalier, se fait clair: «La CDEC fait de l’accompagnement dans ce dossier, ce n’est pas elle qui prend les décisions pour l’avenir».

Le président du Syndicat FTQ des travailleurs de Metso, Martin Gingras, affirme de son côté que «tout est à faire dans le dossier» et que le comité de survie «assure un suivi assez serré».

M. Gingras a aussi affirmé vendredi à TC Media que, selon lui, «c’est la fin; il n’y aura pas de suite à Metso».

La députée de Notre-Dame-de-Grâce-Lachine, Isabelle Morin, dans un communiqué émis lundi, après l’annonce de la fermeture devancée de l’usine, se dit soulagée que les employés qui ne sont pas éligibles à la retraite auront ainsi plus de temps pour se trouver un autre emploi, tout en étant payés jusqu’à la mi-février.

Soixante-deux travailleurs de Metso pourront toutefois profiter du régime de retraite, ayant 55 ans et plus et ayant accumulé 25 ans de service dans l’entreprise.

Le président du syndicat et la directrice des ressources humaines s’entendent pour dire que ce «processus de reclassement» des ouvriers de Metso est en cours et va bon train.

Rappelons que jusqu’au 27 mars, date définitive de la fermeture de Metso, il reste environ 25 employés, chargés de réception, d’expédition et de sécurité, dans l’usine lachinoise.

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