Les «petits miracles» quotidiens du Club de garçons et filles
Géré par des professionnels, l’organisme sans but lucratif, qui a pignon sur rue au 8600, rue Hardy, offre à quelque 1250 jeunes un accès aux ressources leur permettant de surmonter des obstacles, établir des relations positives, acquérir la confiance en soi et développer de nouvelles compétences.
Le Van: projet essentiel
Le Club garçons et filles offre aux jeunes des perspectives autres que le milieu de la délinquance et de la criminalité. Grâce à son projet «Le Van», il multiplie les actions visant à réduire la criminalité associée aux gangs de rue, à dissuader les jeunes à risque d’y adhérer et à aider les membres de gangs à quitter cet univers.
En 2008, le ministère de la Sécurité publique a identifié cinq arrondissements, dont celui de LaSalle, où la présence de gangs de rue était manifeste.
Le Van est une unité mobile d’intervention accomplissant un travail de proximité avec les jeunes aux alentours des écoles de jour et dans les lieux publics en soirée pendant l’été.
Les jeunes sont rejoints dans des lieux de rassemblement public où les intervenants utilisent une approche basée sur la confiance. Ils les informent des services disponibles. La patrouille se fait toujours avec deux intervenants, ce qui facilite une meilleure observation.
Directeur de l’organisme, Mark Branch est fier de son équipe. «Il faut travailler avec les jeunes là où ils se trouvent. On les dirige, soit vers nous, soit vers d’autres services communautaires. La meilleure façon de sortir les jeunes des «gangs négatifs», c’est de leur offrir un «gang positif». Plusieurs jeunes veulent juste avoir un adulte qui va les écouter, parce qu’à la maison, ils n’ont peut-être pas ça. Ça prend juste un bon interlocuteur qui ne les juge pas».
Le Club garçons et filles compte six employés permanents et une quarantaine de personnes qui sont à contrat ou à temps partiel.