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Philippe Couillard, l’un des candidats à la chefferie du Parti libéral du Québec, a poursuivi sa tournée des régions, en s’arrêtant dans les bureaux des hebdos de l’ouest et du sud-ouest de TC Media, l’éditeur de votre journal, pour y rencontrer ses journalistes.

Celui que certains décrivent déjà comme le prochain premier ministre du Québec, a abordé prudemment plusieurs dossiers comme celui de l’échangeur Turcot, du pont Champlain, des urgences qui débordent et des élèves qui décrochent. Philippe Couillard dit vouloir susciter la réflexion au sein de son parti et y amener des idées nouvelles.

Médecin de formation, spécialisé en neurochirurgie, Philippe Couillard est originaire du Lac Saint-Jean. Ministre québécois de la Santé et des services sociaux de 2003 à 2008 et député du Parti libéral du Québec (PLQ) pendant la même période, Philippe Couillard a maintenant 55 ans.

Sur la sempiternelle question des urgences, Philippe Couillard a rappelé qu’il avait été l’instigateur de la formule des cliniques-réseaux qui a permis de réduire la pression sur les urgences en dirigeant le public vers d’autres ressources. Il n’a cependant pas voulu spécifiquement cibler le cas de l’Hôpital de Verdun dans le dossier du débordement des urgences.

Si on veut résoudre les problèmes du réseau de la santé, il faudra réévaluer, selon lui, le mode de paiement des hôpitaux et des médecins, soit la façon de rétribuer les hôpitaux pour les services dispensés et la rémunération des médecins. L’ex-ministre dit craindre que le gouvernement actuel coupe dans des services au public et dans la recherche plutôt que dans les structures administratives.

Modulation des frais de scolarité

Absent de l’Assemblée nationale depuis près de deux ans, Philippe Couillard a observé la situation à distance lors du fameux «printemps érable». L’homme se dit persuadé qu’on ne peut pas geler les frais de scolarité et qu’il faudra probablement les indexer en raison du sous-financement des universités. Le candidat à la chefferie du PLQ a toutefois lancé l’idée qu’on pourrait moduler les frais de scolarité pour s’ajuster à la réalité des différentes disciplines. Par exemple, la formation en médecine exige beaucoup plus d’investissements qu’un cours de sociologie dans une classe avec un tableau noir. De plus, les revenus anticipés des diplômés en médecine ou en génie civil sont beaucoup plus considérables que ceux des diplômés dans les sciences humaines.

«Le décrochage scolaire est l’enjeu principal du système d’éducation«, a affirmé l’ex-ministre qui voit dans la diminution du nombre d’élèves par classe, une mesure positive, mais insuffisante. «Il faut mettre les communautés ensemble et favoriser la concertation sur le modèle de la CRÉPAS au Lac Saint-Jean», selon Philippe Couillard. Le CRÉPAS est un organisme régional de prévention du décrochage scolaire qui réunit les enseignants, les parents et les employeurs du Saguenay-Lac-Saint-Jean afin de garder les jeunes à l’école et les soustraire à la tentation de quitter pour gagner quelques sous. Philippe Couillard a parlé de l’importance des activités parascolaires en insistant sur la nécessité que des entraîneurs sportifs soient également des éducateurs.

Sans prendre position sur les plans proposés jusqu’ici dans la reconstruction de l’échangeur Turcot, Philippe Couillard s’est dit conscient des ennuis reliés à un tel chantier, d’où selon lui, la nécessité d’accélérer la réalisation d’un train de banlieue vers l’ouest. L’ex-ministre a ajouté: «si les gens ont une alternative efficace et moderne à l’automobile, ils vont l’utiliser». Celui-ci faisait alors allusion au train léger sur le futur pont Champlain.

L’ancien ministre du gouvernement Charest a nuancé davantage son jugement sur les politiques de Jean Charest qu’il ne l’avait fait à la sortie du deuxième débat des candidats à la chefferie du PLQ. Énumérant les bons coups de son ancien patron, Philippe Couillard a parlé des démarches pour instituer le libre-échange avec l’Europe; il a également salué le projet du plan Nord et les politiques en matière d’environnement. En ce qui le concerne, Philippe Couillard entend accentuer le développement économique, la création d’emplois et la fréquentation des universités.

D’après l’ex-ministre de la Santé, la course à la chefferie ne provoquera pas de tiraillements au sein du PLQ, car ses collègues, Pierre Moreau et Raymond Bachand, vont se rallier. «On va travailler ensemble», a affirmé sans équivoque l’ancien ministre. Des trois candidats en lice, Philippe Couillard est celui qui a récolté le plus d’argent pour sa campagne jusqu’ici : soit près de 310 000$ en date du 16 janvier dernier.

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