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Hommage à Jean-Guy Marceau – Un ami, un frère, une inspiration

J’ai le plus vif plaisir à reprendre la plume à l’occasion de la célébration de ton quarantième anniversaire de métier. Ma foi du Bon Dieu, du souffle, il ne t’en manque point. Quarante ans ! Quand un homme meurt à cet âge, on est triste, parce que la vie ne lui a pas apporté tout ce qu’elle aurait pu.

Mais quand on dit: « Quarante ans ! » pour parler de la durée d’une carrière professionnelle qui ne donne aucune indication de vouloir déjà se conclure, on ne peut qu’être grandement admiratif. Il n’y a plus qu’à lever son chapeau, plutôt trois fois qu’une, et laisser le geste et le silence parler pour soi.

Il y a longtemps, cher Jean-Guy Marceau, que je suis ta carrière, notamment au Messager LaSalle, où tu m’as d’ailleurs accueilli comme collaborateur périodique pendant un bon nombre d’années. J’ai déjà pris la plume pour souligner l’excellence de ton travail et de ton équipe. Chaque année qui passe me fournit des motifs renouvelés de te dire et redire combien je suis émerveillé de la constance et de l’opiniâtreté avec lesquelles tu continues de te consacrer à ton noble métier et à l’amélioration continue des hebdos locaux dont tu assumes la direction.

Ta carrière comptait alors plus de trente ans. Ce qui, pour bien d’autres, aurait été un point d’arrivée, tu en as fait un nouveau point de départ et tu continues de te consacrer à ton œuvre avec l’enthousiasme du débutant. C’est en très grande partie grâce à toi que les hebdos locaux sont devenus une véritable référence, témoins attentifs de leur temps, et qui se sont bien enracinés dans la tête et le cœur de leur fidèle lectorat. Quels modèles toi-même et tes journaux constituez pour ceux qui vous suivent, et combien vous inspirez le respect.

Je conçois bien que ton chemin n’a pas toujours été semé de roses et que tu as dû lutter souvent pour atteindre tes objectifs. C’est pourquoi ta carrière me rappelle ces vers de Victor Hugo: «Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent; ce sont ceux dont un dessein ferme emplit l’âme et le front, ceux qui d’un haut destin gravissent l’âpre cime.»

Pour reprendre les mots que je t’écrivais il y a huit ans, nous nous connaissons depuis bien des lustres, Jean-Guy, et tu n’ignores rien de mes convictions, de mes engagements et de mes ambitions les plus élevées. Par conséquent, tu sais que le Québec, Terra libertatis, a toujours été pour moi la patrie de choix et ma famille d’adoption. Pour ces raisons et pour bien d’autres, je saisis la belle occasion qui m’est offerte aujourd’hui, ici et maintenant, de te témoigner ma reconnaissance pour ta constance à servir la liberté en servant la vérité, et de te dire haut et fort que je t’ai toujours considéré comme un frère, tant dans le domaine des idées que dans celui des combats quotidiens auxquels la vie nous convie.

À ceux de mes amis qui s’interrogent sur les raisons pour lesquelles, depuis tant d’années, je nourris une si grande amitié pour Jean-Guy, on me permettra de répondre en paraphrasant Montaigne, qui répondait à semblable question au sujet de son grand ami La Boétie: « Parce que c’est lui, parce que c’est moi. »

Bravo à toi, Jean-Guy Marceau ! Je te présente mes meilleurs vœux de santé, de bonheur, de paix et de succès dans la poursuite de tes multiples activités. Sois assuré que les liens qui nous ont unis jusqu’à ce jour sont garants de l’amitié fraternelle que nous partagerons dans l’avenir. À toi, aux Hebdos du Sud-Ouest, à leurs dirigeants et à leurs généreux artisans, félicitations renouvelées et très longue vie.

Claude Ghanimé, collaboration spéciale

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