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Des professeurs se déplacent pour supporter les étudiants d'André-Laurendeau

Parmi les gens se trouvant à l’extérieur du cégep, le jour de l’assemblée, on pouvait compter une poignée de professeurs qui étaient présents afin de soutenir les élèves.

«Je suis ici pour supporter mes étudiants et leur démarche. Je suis très fier d’eux, je considère qu’ils sont un exemple pour nous tous en ce moment», explique Marcela Fajardo, enseignante en philosophie au Cégep André-Laurendeau. «Ils débattent de façon pacifique, émotive, certes, mais respectueuse.»

L’enseignante espère également que le premier ministre du Québec, Jean Charest, dénoncera les gestes posés récemment par la police, entre autres, envers les étudiants et professeurs à l’Université du Québec en Outaouais. Rappelons que plusieurs vidéos circulant présentement sur les réseaux sociaux montrent des policiers en train d’intervenir de façon plutôt musclée envers les manifestants.

«Ce qu’il [Jean Charest] est en train de faire en ne condamnant pas cette violence, c’est provoquer les étudiants qui manifestent pacifiquement afin d’envenimer la situation, croit-elle. Je pense que c’est très grave, que le gouvernement a une responsabilité et qu’il devrait l’assumer.»

«Je suis d’origine chilienne, d’un pays qui a connu la dictature. Ce n’est pas le cas ici, nous sommes en démocratie. Mais avoir un gouvernement qui encourage des interventions musclées, je suis étonnée et choquée de cette situation», ajoute-t-elle.

Rappelons que le gouvernement Charest n’avait pas, au moment d’écrire ces lignes, commenté ces interventions qui ont beaucoup fait parler.

De son côté, Richard Deschesnes, le directeur général de la Sûreté du Québec, a affirmé qu’il n’avait pas assisté à des cas évidents de brutalité policière.

David Mandel, professeur à l’UQÀM, considère que le comportement du gouvernement est empreint d’hypocrisie.

«Après ça, les dirigeants disent aux étudiants qu’ils doivent dénoncer la violence», dit avec dépit celui qui, à l’instar d’autres collègues provenant de différents établissement d’enseignement, s’est déplacé jusqu’à LaSalle pour supporter les élèves d’André-Laurendeau.

«Le gouvernement Charest est celui de tous les Québécois, même de ceux qui n’ont pas voté pour lui; il est supposé être à l’écoute de tout le monde », dit, quant à elle, Céline Demers, enseignante au Cégep du Vieux-Montréal. «Au lieu de ça, il traite les étudiants comme des enfants de 12 ans en pleine crise d’adolescence.»

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