Le Plateau-Mont-Royal
14:50 30 avril 2021 | mise à jour le: 30 avril 2021 à 15:59 temps de lecture: 3 minutes

Une pétition défendant les occupants du campement de fortune du Plateau

Une pétition défendant les occupants du campement de fortune du Plateau
Photo: Dominic Gildener/Métro MédiaLe campement de fortune du Plateau-Mont-Royal.

Jeudi, deux résidents du Plateau-Mont-Royal ont lancé une pétition venant à la défense des personnes en situation d’itinérance occupant le campement de fortune situé à côté de la station de métro Mont-Royal. En date du 30 avril, 697 personnes l’avaient déjà signée.

Ted Rutland et Chelsea Kingzett ont créé cette pétition pour s’opposer au déplacement de la communauté autochtone locale. Dans leur texte, il est demandé au maire de l’arrondissement, Luc Rabouin, de permettre à ces personnes en situation d’itinérance de continuer à se rassembler au même endroit, de leur fournir des ressources et du soutien, mais aussi de travailler avec la communauté autochtone pour trouver des solutions à long terme.

«Nous reconnaissons qu’être en solidarité avec les membres des communautés autochtones est une première étape vers la réparation de 500 ans de colonisation qui se poursuit encore aujourd’hui», peut-on lire dans la pétition.

Cette dernière a été lancée en réponse à une autre pétition que trois citoyens du secteur avaient démarrée il y a environ une semaine. Ceux-ci partageaient leurs inquiétudes face à la situation actuelle. Ils rapportaient entre autres de la nuisance sonore, de l’accumulation de déchets et de bouteilles de bière brisées ainsi que de nombreuses bagarres.

Ces trois riverains disaient craindre pour la sécurité des enfants du quartier, mais aussi pour les sans-abri autochtones vivant sur le campement. Ils demandaient à l’arrondissement un meilleur encadrement de la situation, mais aussi l’élaboration de solutions afin de résoudre ce problème.

Une situation difficile

«La situation de nombreux autochtones montréalais est devenue plus difficile, et souvent dangereuse, depuis le début de la pandémie», déplore Ted Rutland.

«La tente chauffante et la remorque sont une réponse à cette situation, une réponse élaborée par et pour les Autochtones. C’est le genre de réponse que les non-autochtones comme moi doivent soutenir», ajoute-t-il.

Le responsable des communications pour le RÉSEAU de la communauté autochtone, Alexandre Huard-Joncas, appuie la pétition.

«On recommande ce type d’actions là. Il y a plein d’autres solutions qui peuvent être mises en place par les citoyens. Par exemple, il y a déjà des journées de collecte de déchets qui sont organisées», soutient-il.

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