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Des propriétaires réclament la liberté pour leur animal

De nombreux propriétaires de chiens du Plateau-Mont-Royal considèrent qu’ils devraient pouvoir promener leur animal sans attache, puisque selon eux, ils ne représentent en aucun cas une menace.

catherine.bouchard@tc.tc

Paula de Vasconcelos, propriétaire d’un golden retriever croisé à un berger australien, estime que le meilleur ami de l’homme doit être en liberté pour être en santé. « À un moment donné, il y avait tellement de policiers dans le parc La Fontaine que je n’avais pas le choix d’attacher mon chien et ça le rendait déprimé. Pour leur santé, il faut qu’ils puissent courir à fond la caisse, qu’ils se dépensent. Les animaux qui sont en liberté dans cet espace vert sont uniquement de bonnes bêtes. Je n’ai jamais croisé de bêtes menaçantes », insiste Mme Vasconcelos.

L’entraîneur canin, Yves Duchêne, pour sa part, diffère sur la question.

« En milieu urbain, le chien doit toujours être tenu en laisse. C’est une question de respect. Même si tu as l’animal le plus doux qui soit, certaines personnes peuvent avoir peur ou encore avoir des allergies. Dans le cas de la peur, même en essayant de montrer à quel point ton pitou est gentil, ça ne change rien. Ce n’est pas rationnel », croit M.Duchêne qui donne des cours dans le Plateau aux propriétaires qui en font la demande dans des boutiques pour animaux.

Ce Montréalais qui sauve des canins à problèmes d’une mort certaine à L’Annexe, le volet de la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) pour les animaux à problèmes, souligne qu’il suffit de marcher une heure par jour avec son chien pour qu’il soit en santé.

Sensibiliser pour mieux se comprendre?

Mme Vasconcelos a la profonde conviction que les gens ayant peur des chiens doivent être sensibilisés.

« C’est de la méconnaissance. Il faut montrer à ces gens que ces animaux ne sont pas une menace. On ne va pas s’empêcher de vivre, parce que certaines personnes ont des craintes infondées. Oui, un chien qui bondit de joie sur quelqu’un, c’est désagréable, mais ce n’est pas grave. Quand on me demande poliment d’attacher mon chien, je le fais, mais lorsqu’on est malpoli, je réponds qu’il est déjà en laisse puisqu’il m’écoute au doigt et à l’œil », insiste la propriétaire de chien.

Pas une option

Une option semble être privilégiée par les maîtres, ainsi que certains citoyens inquiets, soit de prévoir certaines plages horaires pour que les toutous puissent se dégourdir les pattes. Le maire Luc Ferrandez a toutefois mentionné lors de la séance du conseil d’arrondissement du 2 juin, que cette option ne se réalisera pas, puisque l’expérience n’a pas du tout été concluante au parc Jeanne-Mance. Les heures prévues à cet effet n’étaient pas respectées par les citoyens promenant leur canin.

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