Québec solidaire promet un réinvestissement massif dans la CSDM
« Il y a des restructurations qui ont été faites au courant des dernières années par les commissions scolaires, dont la CSDM. Il y a une limite à étrangler le système, à l’asphyxier et à lui demander ensuite de rendre des services », a affirmé le candidat et député sortant de Mercier.
Une fois au pouvoir, QS investirait 100 M$ par année pendant cinq ans pour la rénovation des écoles québécoise. Il consacrerait également 1,6 milliard de dollars pour l’embauche de 15 000 nouveaux enseignants d’ici 2020 et ajouterait 1000 professionnels spécialisés, dont des orthopédagogues, des orthophonistes et des psychologues. De plus, QS annulerait les 200 M$ de compressions exigées par Québec aux commissions scolaires.
Abolir les commissions scolaires
Les engagements de QS ressemblent à du pelletage de nuages selon Alain Clavet, candidat de la Coalition avenir Québec (CAQ) dans Mercier.
« Québec solidaire est censé être un nouveau parti, mais j’ai l’impression qu’il tombe dans les travers des vieux partis parce qu’il essaie d’acheter les votes. Un engagement de plus de deux milliards de dollars, dans le contexte financier actuel du Québec, ce n’est vraiment pas sérieux. »
M. Clavet souligne que la CAQ s’est engagée à remplacer les 69 commissions scolaires par une trentaine de centres de services. Le parti de François Legault prévoit récupérer ainsi près de 300 M$. Des fonds qui pourront être réinvestis entre autres dans l’embauche d’enseignant.
« Elles ne donnent aucun service direct aux enfants. Elles gèrent le roulement du personnel; elles coordonnent les services de garde en milieu scolaire; elles font de la concertation. On veut enlever les structures qui coûtent une fortune et qui ne donnent pas de services à la population. Les commissions scolaires sont devenues des monstres », plaide-t-il.
Nouvelles écoles
Pour pallier le manque d’écoles, Sylvie Legault, candidate du Parti Québécois (PQ) dans Mercier, estime que le PQ a amorcé le travail lors de son dernier mandat.
« Le PQ a la volonté de s’attaquer au manque de classes au primaire. Nous nous sommes déjà engagés à construire 23 nouvelles écoles et agrandir 46 autres. C’est un investissement total de 460 M$. »
Elle se dit tout de même préoccupée par le problème de surpopulation qui affecte plusieurs écoles primaires du Plateau-Mont-Royal. En ce sens, elle s’engage à appuyer le projet de rénovation de l’ancienne école Cardinal Newman.
« Il faut que ça soit priorisé. C’est pressant, il faut trouver des locaux. Or, l’école est là. Il ne reste plus qu’à le faire. »
Elle souligne également que Pauline Marois a promis de déployer 600 professionnels de plus pour venir en aide aux élèves handicapés, en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage.