Un outil intéressant
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« C’est évidemment un outil, parmi tant d’autres, mais ce type de sondage demeure fiable. Ça ne remplace évidemment pas le débat politique, mais les élus peuvent être influencés par les tendances ressortant de ce type de questionnaires », croit M.Hamel.
Le spécialiste de la participation citoyenne croit que les opposants à l’administration en place devraient montrer leur désaccord en répondant au questionnaire, mais aussi en se mobilisant.
« La meilleure façon demeure de former un parti politique. C’est ainsi qu’on est le mieux entendu et représenter », souligne le sociologue.
Le professeur de l’Université de Montréal mentionne que les bureaucrates ont longtemps géré les villes. Il existe cependant, selon lui, un juste milieu entre un contrôle citoyen et une gestion par les fonctionnaires.
« Ce qui se passe en ce moment est fascinant. La plus grande implication citoyenne peut être une bonne façon de lutter contre la corruption, à mon avis »,explique-t-il.
Des réactions épidermales au questionnaire de l’arrondissement Le Plateau-Mont-Royal surprennent toutefois l’expert.
« À leur place, je laisserais la chance au coureur. Je ne vois pas pourquoi on douterait de la bonne foi des élus. Ensuite, s’ils sont à ce point insatisfait du pouvoir en place, ils doivent s’organiser et manifester leur mécontentement », indique-t-il.
Pour l’expert, il apparait évident qu’en situation budgétaire, le vivre ensemble devient parfois difficile.
« On vit dans des sociétés pluralistes où tous ne partagent pas les mêmes valeurs. Il y a des questions comme le déneigement qui peuvent être plus apolitiques, mais évidemment, la question des vélos-rues, ça peut attiser les passions. Il faut toutefois accepter que parfois, des choix sont faits qui ne seront pas dans le sens de nos intérêts », indique M.Hamel.