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Pot-pourri pop avec Boni Suba

Fabien Jean-Simon - TC Media
Après avoir pris deux années pour mûrir son deuxième album, Cartier Sun, le combo Boni Suba est prêt à remonter sur les planches pour présenter ses nouvelles pièces. C’est au Belmont, le 24 octobre, que le groupe pop aux accents funk et rock, amorcera sa tournée. Le Plateau a discuté avec le guitariste François Jaworski-Beaudoin et le batteur Pascal Deaudelin.

«Avec Cartier Sun, nous sommes sortis du pattern de composition que nous avions adopté en 2009 pour le premier album. On s’est pris un gros deux ans pour ficeler et enregistrer les chansons, puis un six mois pour le mix et la postproduction», annonce d’emblée François lorsqu’on lui demande comment le groupe a géré la proverbiale guigne du deuxième album. «Au final, tout ça a été une expérience formatrice. Nos chansons ont gagné dans ce processus alors que nous avons travailler à les rendre plus carrées, à en exploiter davantage le côté pop même si c’est dans l’ADN du groupe d’être déconstruit», analyse Pascal.

Fort d’un premier album remarqué, paru sur l’étiquette La Tribu, Boni Suba récidive sur Cartier Sun avec des pièces où le rythme est mis de l’avant. La prose rappée d’Olivier Arbour-Masse, exploitant ici de nouveaux registres, appuie encore à point la machine à groove de la section rythmique (Pascal aux tambours, Louis Dagenais à la basse) et réussit à tirer son épingle du jeu malgré des guitares parfois mordantes.

«Après le premier album, on a perdu un chanteur, il nous a fallu revoir notre façon de jouer pour laisser de l’air à Olivier, parce que quand tu as deux chanteurs en avant, tu es plus porté à jouer dans le tapis», confesse François.

Cette volonté de «faire respirer les pièces» se couple à l’intention pop inhérente aux compositions du groupe. On l’entend d’ailleurs sur Oh Yeah, avec son groove au crescendo soigneusement dosé ou encore sur Gertrude, balade R&B qui pourrait très bien être un tube estival radiophonique.

Ces influences diverses, dont les reins sont entre autres composés de blues, de rock et des jams bands des années 70, François les voit comme le terreau du son de Boni Suba. «Dans le groupe, toutes nos influences convergent pour créer notre musique. De là à dire si on fait tel ou tel style, je ne sais pas. Je préfère dire qu’on fait de la pop, au sens noble du terme.»

Le Plateau, passage obligé

Questionné sur son rapport au Plateau, les membres de Boni Suba s’animent. «C’est sûr que c’est un emplacement stratégique. Si on fait le catalogue des salles dans lesquelles on a joué, il doit bien y avoir le deux tiers de nos spectacles qui étaient sur le Plateau», rigole François. Pascal poursuit. «C’est un secteur qui représente un lieu de rencontre pour les groupes. Ça permet de nous épanouir, dit-il. Mais on perd beaucoup de temps au parc Laurier aussi, parce que tu sais…», dit-il en riant.

D’ailleurs la pochette de ce Cartier Sun représente un paysage connu des flâneurs du parc Laurier: les cheminées de l’incinérateur Rosemont, vues du plateau. «On cherchait un symbole fort pour la pochette. Quelque chose qui exprimerait le fait qu’on vient d’ici et que c’est cette ville qui nous influence dans nos chansons. Et tu sais, l’incinérateur, c’est moins cucul, qu’une photo du stade tu trouves pas?», conclu Pascal, moqueur.

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