Des problèmes d'inondation récurrents
L’arrondissement s’est défendu sur sa page Facebook, le 31 juillet, en mentionnant que l’an dernier, le contrat a été annulé en raison d’irrégularités de l’entrepreneur. Il a aussi soutenu que le nettoyage systématique des puisards avait lieu secteur par secteur. L’ensemble du territoire est ainsi couvert tous les trois ans.
Actuellement, les travaux ont lieu au nord de l’avenue du Mont-Royal, entre les rues Brébeuf et De Bullion. Un total de 2000 puisards seront nettoyés, soit 1750 pour l’entretien annuel et 250 cas problématiques signalés par des citoyens.
« Il y a des puisards où les problèmes sont liés aux infrastructures. Les employés le débouchent, mais si les gens ne rappellent pas, on ne peut pas savoir qu’il est à nouveau bouché. Plusieurs citoyens nous accusent de nettoyer les puisards qui ne sont pas bloqués et qu’on devrait plutôt s’occuper que de ceux qui posent problème. Si on ne fait cependant pas d’entretien systématique, nous allons avoir bien plus de problèmes plus tard. Il y a aussi le fait que dans les dernières années, nous avons reçu des pluies diluviennes, comme nous n’en avions rarement vues. Les canalisations ne sont pas conçues pour recevoir autant d’eau en si peu de temps, alors, ça déborde », explique le directeur des communications de l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal, Michel Tanguay.
Certains attendent depuis 2010 que leur secteur soit fait. C’est le cas de Nicole Dumoulin et de ses voisins de la ruelle Fabre-Marquette.
« On a téléphoné à plusieurs reprises sans succès. Ils ont refait la ruelle en 2006, mais il y a beaucoup d’eau qui s’y accumule, les jours de pluie ou de fonte de neige, depuis, c’est vraiment un problème. On nous a répondu qu’il y a beaucoup de demandes. Peut-être avons-nous été trop patients ou l’arrondissement préfère aménager des saillies », mentionne Mme Dumoulin.
L’administration locale rappelle que lorsqu’un puisard est toujours bouché pour prendre connaissance d’un problème structurel.
« Dans certains cas, tant qu’on n’aura pas refait la rue, ce sera un problème récurent », continue M. Tanguay.
Le citoyen, Rénald Joyal, a pour sa part été résilient et réitéré ses demandes.
« Au coin des rues Duluth et Mentana, même après plus de deux ans et plus de 20 appels au 311, rien, rien! Toujours inondé », insiste le résident sur les médias sociaux.