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Local à louer cherche commerce de proximité

Tranchemontagne Daphnée - TC Media
Richard Gilbert et Claire Allard peinent à louer leur local commercial de la rue Papineau. Ils souhaitent donc le transformer en logement. Toutefois, l’arrondissement Le Plateau-Mont-Royal envisage de modifier sa réglementation pour contraindre les promoteurs à construire des locaux commerciaux au rez-de-chaussée de leurs bâtiments, ce qui pourrait contrecarrer leurs plans.

« Je suis propriétaire foncier sur la rue Papineau, au nord de Marie-Anne. En face, il y a les cages à poules où tous les sans-abris se ramassent pendant la journée. J’ai un local commercial au rez-de-chaussée, et ça doit faire depuis le mois de mai que j’essaie de le louer et je ne trouve pas de locataires. J’aimerais le convertir en logement résidentiel, mais avec ce règlement, je ne pourrai pas », expose M. Gilbert.

« Je comprends bien l’esprit du règlement proposé et les objectifs poursuivis. Mais actuellement dans le Plateau, dans le coin où on est, comme sur l’avenue du Mont-Royal, il y a des espaces commerciaux à louer à la pelletée. Il y a peu de commerces qui sont capables de survivre. On a un très bel espace et on est incapable de le louer. Même si on voulait abaisser notre prix à un coût inférieur aux taxes que l’on paie, on ne trouverait pas preneur. C’est notre résidence, c’est notre patrimoine », ajoute sa conjointe.

àDu côté de l’arrondissement, on indique que la seule solution serait que les propriétaires demandent une dérogation mineure. Celle-ci pourrait être accordée, en raison du contexte particulier de ce secteur. Toutefois, la procédure s’échelonnera sur quelques mois.

« On va devoir se taper la démarche, mais aussi assumer les huit à 12 mois d’attente, en plus de payer la taxe d’affaires », déplore Mme Allard.

Précisions sur le projet de règlement

Lors d’une assemblée de consultation tenue le 30 janvier, l’arrondissement a dévoilé plus de détails sur ses projets de règlements modifiant l’occupation des rez-de-chaussée des bâtiments en coin sur certaines rues à vocation mixte et de leur intégration architecturale.

Le zonage C.1 sera remplacé par un zonage C.2, augmentant ainsi le nombre de catégories de commerces autorisés dans ces secteurs. Ainsi, aux traditionnels dépanneurs, épiceries et nettoyeurs, s’ajouteront notamment quincailleries, boutiques de vêtement, Sociétés des alcools du Québec (SAQ), cliniques et institutions financières.

« Compte tenu qu’on augmente l’obligation commerciale, on a jugé bon d’élargir l’offre et les opportunités d’affaires pour les propriétaires de ces espaces », a indiqué Stéphane Morin, conseiller en planification, lors de la présentation.

Pour éviter une saturation du marché, certaines mesures de contingentement, notamment pour les restaurants (superficie maximale de 200 m2 et distance de 25 m) et les débits de boissons (superficie maximale de 100 m2 et distance de 200 m), seront implantées.

Les logements au sous-sol d’un commerce seront également interdits.

« On agit à ce niveau-là pour conserver nos cœurs de village. Ça ne touche pas les artères principales, mais vraiment les petites rues », a conclu le conseiller du district Mile End qui présidait la rencontre, Richard Ryan.

S’ils sont adoptés, les deux nouveaux règlements devraient entrer en vigueur en mai.

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