Tournée du Plateau de Harel: un exercice de diversion, selon Ferrandez
« Mme Harel est en train de faire une diversion parce que son administration a imposé une taxe spéciale », soutient l’élu de Projet Montréal.
En entrevue avec le journal Le Plateau, le 10 octobre, la chef de Vision Montréal et conseillère de Ville pour le district de Maisonneuve-Longue-Pointe, dans l’arrondissement Mercier – Hochelaga-Maisonneuve (MHM), avait vertement critiqué le mode d’implantation de vignettes sur le Plateau, qualifiant cette mesure « d’abusive » et de « taxe déguisée ». Affirmation que réfute M. Ferrandez, indiquant qu’il s’agit plutôt d’un tarif.
« Une taxe, tout le monde doit la payer, sans exception. Un tarif, au contraire, est lié à un service. On n’a aucune gêne à dire qu’effectivement, on s’en sert pour financer l’arrondissement.
« C’est plutôt Mme Harel, qui, dans MHM, a imposé une taxe locale lors de son dernier budget. Et, il n’y a eu aucune consultation de sa part », a répété l’édile du Plateau-Mont-Royal.
En effet, lors de l’adoption du budget, le 4 octobre, l’administration de MHM a annoncé qu’il allait piger 3 508 500 $ dans ses surplus, en plus d’instaurer une taxe locale de 0,01 $ du 100 $ d’évaluation, pour atteindre l’équilibre budgétaire.
« Sur le Plateau, nous ne sommes pas allés chercher d’argent dans nos réserves. On a plutôt choisi de les préserver et nous y sommes parvenus, sans appliquer de taxe spéciale.
« Il s’agit d’une très mauvaise gestion de la part de Mme Harel. Comment ose-t-elle venir nous donner des leçons », dit-il.
La centralisation pour faire des économies?
Quant à la possibilité de réaliser des économies en centralisant les services et les dépenses, M. Ferrandez ne croit pas que cette mesure ait les effets annoncés par Mme Harel.
« J’ai pris la parole à plusieurs reprises pour dire que j’étais contre cette proposition. Mme Harel veut une centralisation des services, car le syndicat des cols blancs le veut. La centralisation nous coûte une fortune. Il y a eu un chantier de centralisation, et juste pour les ressources humaines, ça nous coûte 200 000 $, en plus de ne nous enlever aucune charge de travail. On a perdu cet argent et on doit faire ce qu’on faisait avant. Néanmoins, Mme Harel persiste et signe », dénonce le maire.
Pour ce qui est de consulter la population, il soutient que ç’a été fait par le biais du simulateur budgétaire et que ce qui en est ressorti, c’est que les résidents du Plateau s’opposent à l’implantation d’une taxe locale.
Pour en savoir plus: