MISE À JOUR: Retour de l'argent des parcomètres pour les SDC
Ce nouveau fond vise à leur procurer les moyens et l’autonomie qu’elles réclament pour bonifier leur territoire et les faire rayonner à l’échelle métropolitaine.
« C’est une révolution dans le financement des associations commerciales. Nous nous réjouissons que les SDC soient ainsi en mesure de bien développer le caractère unique de leur artère, pour en faire des lieux d’attraction qui donnent un avantage compétitif à leurs membres », a laissé savoir le maire Luc Ferrandez, par voie de communiqué.
À titre d’exemple, celui-ci a indiqué que les nouveaux revenus de la SDC de l’avenue du Mont-Royal représentent une croissance de 800% par rapport à ce qui lui était versé auparavant par l’arrondissement.
Du côté des SDC du boulevard Saint-Laurent et Pignons rue Saint-Denis, on voit d’un bon oeil ces sommes supplémentaires.
« Les fonds qui sont versés aux SDC, c’est ça qui finance tous nos projets. Sur Saint-Laurent, on parle du festival Mural, du projet de propreté, des mesures de verdissement, etc. C’est un grand succès. En 2010, quand l’arrondissement a annoncé les augmentations des parcomètres, on était contre, bien sûr. Du moment que l’augmentation du tarif a été faite, on ne pouvait rien faire [pour changer ça]. Mais que cet argent revienne dans les poches des SDC, ça va permettre de faire de grandes choses », indique Glenn Castanheira, directeur général de la SDC de la Main.
Pour sa part, Joël Pourbaix de la SDC Pignons rue Saint-Denis, il indique que l’argent supplémentaire permet de bonifier de façon « substantielle » le budget de fonctionnement de son organisme, qui tourne autour de 200 000 $.
Il indique que cela permet de développer une vision à long terme pour les artères en mettant en place des initiatives pérennes.
Pour sa part, Michel Depatie, de la Société de développement de l’avenue du Mont-Royal a laissé savoir par voie de communiqué que « les sommes remises à la Société de développement de l’Avenue du Mont-Royal par le biais du fonds de dynamisation des artères commerciales, lesquelles proviennent d’une entente intervenue entre le Service du développement économique de la Ville de Montréal et les SDC du Plateau, vont contribuer à la programmation annuelle de la SDC. Pour les gens d’affaires, il s’agit enfin d’une reconnaissance de la Ville de Montréal envers ces artères commerciales et les investissements privés importants générés par les SDC ».
Hausse du tarif des parcomètres
Rappelons qu’en 2010, le Plateau-Mont-Royal annonçait une hausse progressive du tarif de parcomètres qui allait rejoindre celui déjà en vigueur au centre-ville soit 3 $ l’heure. L’entente négociée entre la Ville centre, l’arrondissement et les SDC a permis de créer le fonds des parcomètres.
La hausse des tarifs n’a pas affecté de façon significative la fréquentation de l’arrondissement par les visiteurs. « L’achalandage est toujours au rendez-vous sur Le Plateau. Le taux d’occupation des parcomètres a connu une baisse de 3 % entre 2010 et 2011 pour ensuite augmenter de 1 % en 2012 », a fait remarquer M. Ferrandez.
Avec ses artères commerciales parmi les plus fréquentées de Montréal, l’arrondissement met tout en œuvre pour faire de la mixité du Plateau un environnement incontournable, connu pour sa convivialité et la diversité de son offre.
(D.T.)