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En préparation pour la chaleur de l'été et celle d'Haïti

Hier c’était dimanche. Vous avez tout compris, j’écris le lundi.

Hier, nous avons commencé à préparer le terrain de notre prochain campement d’été, notre nouveau Croatan. Avec mon ami Sébastien, on s’installe tous les ans quelque part avec notre kit complet : nos roulottes, notre électricité, notre plomberie, notre bécosse, notre boucan. Cette année, c’est dans une forêt littéralement paradisiaque.

Dimanche, nous avons préparé notre terrain, creusé notre chiotte, marqué les emplacements des roulottes et des cabanes puis décidé de l’emplacement de nos panneaux solaires.

Dans quelques semaines, le big move : prêts pour Croatan 2!

À la fin de la journée, nous sommes passés chez des amis qui buvaient du jaune. Mon premier de l’année!

Quoi? Vous ne connaissez pas l’expression « le jaune »? C’est que vous n’avez pas passé assez de temps dans le sud de la France, mes amis. Le jaune, c’est un des surnoms doux qu’a le pastis! Et le jaune, selon mes propres règles d’hygiène personnelles, ne se boit qu’à 15 degrés Celcius! Et au soleil, rien de moins.

Dimanche, on avait de la marge, alors on a pété la bouteille en regardant jouer les enfants et en se laissant rosir un peu, question de ne pas arriver trop blanc à Port-au-Prince.

Nous faisons tous les deux, Sébastien et moi, parties de la délégation québécoise qui se rend cette semaine aux premières rencontres québécoises en Haïti, organisées par le bon ami Rodney Saint-Éloi, de Mémoire d’encrier, et sous la présidence d’honneur du plus Haïtien des écrivains québécois, Dany Laferrière.

Une bonne trentaine des romanciers, de poètes, d’essayistes et d’éditeurs, et un cinéaste, Sébastien Croteau, qui doit documenter la patente. Des rencontres, des conférences, des ateliers, des échanges, surtout. Et bien du plaisir en vue!

Je sens qu’on va courir, rire, pleurer, se faire éblouir, et peut-être ne pas vouloir en revenir. Haïti, ça bouleverse…

Ah oui, alcools forts… j’oubliais presque.

Hier, dans ma roulotte avec Sébastien, on a sifflé une bonne demi-bouteille de rhum Barbancourt. Dans cette bouteille, il y avait les effluves du pays tout entier, il y avait les montagnes et la mer. Il y avait les odeurs des mangues et la poussière âcre des rues. On a été ému en voyant d’avance les sourires des Haïtiens qui nous recevront avec enthousiasme. On a rêvé de tous ces moments magiques qui nous attendent.

Dans cette bouteille, il y avait aussi ce lieu magique de Duplan : Le Boycott.

On s’est écroulé dans le froid des Appalaches, sachant que dès mercredi et pour une grosse semaine, nous crèverons de chaud et nous dormirons peu.

Je vous écris de là-bas mardi prochain.

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