Libre-accès aux conteneurs à déchets: pas de règlementation dans les cartons
Depuis cinq ans, M. Bourassa s’approvisionne dans les déchets des commerces d’alimentation de son quartier. Toutefois, l’un d’entre eux cadenasse son conteneur, empêchant ainsi le citoyen d’avoir accès à de la nourriture qu’il estime « propre à la consommation ». Interpellés à ce sujet, les élus avaient alors proposé d’agir à titre de médiateurs entre le citoyen et l’épicier.
« J’espérais que votre administration serait un précurseur d’un nouveau mode de gestion de matières résiduelles. L’alternative que vous m’avez proposée consiste en un détournement du principe que je défendais; plutôt que de régler fondamentalement le gaspillage dénoncé, qui s’exprime en tonnes de denrées, vous espériez plutôt m’offrir un accès personnel, exclusif et privilégié au conteneur en question. Cet espoir n’a d’ailleurs pas pu rencontrer le succès souhaité, en raison de la farouche opposition du commerçant », a fait valoir le citoyen, le 8 avril, réitérant sa demande au conseil d’adopter un cadre réglementaire, balisant l’accès aux conteneurs à déchets.
Cette requête a reçu une fin de non-recevoir, de la part des élus, se disant impuissants dans ce dossier.
« On ne peut pas tout réglementer, a insisté le maire, Luc Ferrandez. On ne peut pas intervenir sur des comportements privés. On ne peut pas interdire quelque chose, si on n’est pas capable de la faire respecter (cette interdiction).Pour faire des inspections, il faut que ça nous appartienne: là, on a un commerçant qui jette ses produits dans sa poubelle sur son terrain. Même s’il est dans la ruelle, il s’agit d’un espace qui lui est facturé. La seule voie : c’est la sensibilisation. »
Pour sa part, Richard Bergeron a promis de faire les vérifications juridiques nécessaires et de transférer le dossier à l’autorité concernée.