Quelles sont vos solutions pour régler le conflit étudiant ?
Julie Boncompain, Coalition avenir Québec
Avant même que ne débute la campagne électorale, la Coalition avenir Québec dévoilait son approche pour un retour en classe paisible, après la tumultueuse crise étudiante : « Notre gouvernement amendera les aspects de la Loi 78 encadrant le droit de manifester. Nous proposons également de réduire les hausses prévues des frais de scolarité de 254 $ par an sur sept ans à 200 $ par an, pour cinq ans», de dire Julie Boncompain, candidate de la CAQ dans Mercier.
Elle affirme qu’un gel des frais de scolarité ou la gratuité ne sont pas acceptables. « La Coalition veut redonner au système universitaire québécois les moyens de maintenir et renforcer sa tradition d’excellence, tout en maintenant le principe de l’accessibilité aux études universitaires. N’oubliez pas que la CAQ a toujours travaillé à trouver une résolution paisible à la crise », renchérit la candidate de l’équipe de François Legault dans Mercier.
Nic Payne, Option nationale
Notre programme prévoit la gratuité scolaire de la maternelle au doctorat. Ce système universel sera balisé au cégep et à l’université, afin de s’assurer que les bénéficiaires contribueront ensuite à la société qui leur a permis d’acquérir leur formation. Le programme pourra s’appliquer rétroactivement sous certaines conditions aux étudiants étrangers qui décideront de demeurer au Québec par la suite.
Avant son application, ON est favorable à un moratoire complet sur l’augmentation des frais de scolarité.
Quant au financement de cette initiative, il pourrait se faire par des revenus accrus provenant de la nationalisation de nos ressources naturelles, d’un rapport d’impôts unique et par la récupération, une fois notre indépendance nationale acquise, des 50 G$ que nous envoyons chaque année à Ottawa. Nous perdons des montants substantiels en chevauchement, en dédoublement, et dans des dépenses parfois astronomiques que, souverains, nous aurions le choix de ne pas faire.
Amir Khadir, Québec solidaire
La gratuité scolaire à l’université existe: la France, l’Allemagne, le Danemark, la Finlande, l’Irlande, l’Islande, la Norvège et la Suède, entre autres, l’appliquent. Ces pays offrent une éducation de qualité et une société où santé, culture et soutien communautaire sont particulièrement enviables! Leurs diplômés s’épanouissent, au service de leur société.
La gratuité scolaire est non seulement une obligation, elle est parfaitement réalisable et ces pays le démontrent. Pour la financer, ici, il suffit de rétablir la pleine imposition des gains en capital des sociétés financières et bancaires.
Depuis sa fondation, Québec solidaire n’a jamais changé sa position: gratuité, du primaire à l’université. La hausse des frais de scolarité du gouvernement Charest est un obstacle financier infranchissable pour des milliers d’enfants de parents moins fortunés.
Dès le retour à l’Assemblée nationale, Québec solidaire exigera d’abord un gel des frais de scolarité, puis l’instauration de la gratuité en cinq ans.
Jean Poirier, Parti québécois
D’entrée de jeu, nous rembourserons tous les étudiants touchés par la hausse des frais de scolarité, ce qu’aucun autre parti ne s’est engagé à faire. Nous abolirons immédiatement l’antidémocratique projet de Loi 78 (Loi 12) et nous annulerons la hausse des frais de scolarité décrétée dans le dernier budget Bachand.
Dans les 100 jours suivant l’élection, nous réunirons les divers acteurs du milieu, dont les étudiants qui détiendront le tiers des sièges, pour tenir un sommet sur l’éducation postsecondaire. Toutes les options, allant d’un gel fixe à un gel des frais évoluant au niveau de l’inflation. y seront évaluées. D’ailleurs, aucun gouvernement péquiste n’a augmenté les frais de scolarité. La conclusion de ce sommet deviendra la politique officielle du gouvernement. Nous travaillerons avec la population afin d’établir une politique juste et une vision à long terme de l’éducation plutôt que de faire du conflit un enjeu électoral à court terme.