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Des restos de 300 m2 maximum dans Le Plateau

Photo: Collaboration spéciale - Facebook de la SDBSL

Les élus du Plateau-Mont-Royal sont arrivés à un compromis avec des commerçants, en fixant la limite maximale pour les restaurants à 300 m2 de superficie.  La surface pour les débits de boisson, quant à elle, ne devra pas excéder 200 m2. L’adoption officielle aura lieu le 2 février prochain.

Rappelons que lors de la consultation publique du 28 octobre dernier, l’Association des commerçants de l’avenue Laurier Ouest avait demandé que les restaurants bénéficient d’une superficie maximale de 300 m2, puisque les équipements nécessaires pour aménager une grande table prennent beaucoup d’espace.

«Je ne comprends pas pourquoi vous n’incluez pas tous les restaurants actuels. La quasi-totalité des restaurants est en deçà du 278 mètres carrés. Pourquoi ne pas plutôt mettre ce barème », questionnait la vice-présidente de l’Association des commerçants de l’avenue Laurier Ouest, Danielle Barreau.

La conseillère d’arrondissement du Mile End et présidente du Comité consultatif en urbanisme (CCU), Marie Plourde, a tenu à remercier les intervenants pour leur collaboration dans le dossier, lors de l’adoption du second projet de règlement, en séance extraordinaire, le 17 décembre.

«Nous avons rencontré les gens de l’avenue Laurier Ouest et du boulevard Saint-Laurent et on s’est entendu sur la question des restaurants. En fixant la superficie à 300 m2, ça englobe 90 % des établissements dans Le Plateau et les autres seront en droits acquis. Les dérogations seront très rares», indique Mme Plourde.

Ces limites excluent le sous-sol, la salle électrique et les salles de bain. La Société de développement du boulevard Saint-Laurent (SDBSL) croit que le compromis est raisonnable.

«200 m2 pour un bar, ce n’est pas la mer à boire. Le Soho, par exemple, respecte cette limite. Les petits bars de quartier pourront demeurer opérationnels et on va accompagner les projets porteurs. C’est toutefois clair que ce qu’on veut, c’est une politique de développement commercial, puisqu’actuellement, les arrondissements n’ont pas les effectifs nécessaires pour traiter les demandes de dérogation dans des délais raisonnables», affirme le directeur général de la SDBSL, Glenn Castenheira.

L’annonce, le 2 septembre, de cette modification au règlement d’urbanisme du Plateau-Mont-Royal avait semé la grogne dans la communauté des gens d’affaires.

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