Le Plateau-Mont-Royal

Laurier Sainte-Marie: confiance prudente au local du NPD

Photo: Catherine Bouchard/TC Media

Les bénévoles s’activent encore au bureau de la députée sortante du Nouveau Parti démocratique(NPD) dans Laurier-Sainte-Marie, Hélène Laverdière. Une lutte serrée s’annonce entre elle et le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe.

«Au début de la campagne, les gens nous disaient qu’ils allaient assurément voter pour Mme Laverdière. On sent toutefois un changement depuis quelques jours. Je demeure confiante qu’elle va gagner, mais ça va être serré», affirme une des bénévoles du NPD, Louise Charlebois.

Un autre militant, lui, n’a aucun doute.

«Je suis certain que Mme Laverdière va gagner», indique Colyn Tucker-Steele.

Les médias n’étaient toutefois pas acceptés au local de campagne du chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, qui s’adressera aux journalistes en scrum en fin de soirée.

Les résidents de Laurier-Sainte-Marie se sont déplacés en masse pour aller voter aux élections fédérales. Mais les électeurs semblaient toutefois désabusés par la plus longue campagne de l’histoire moderne du Canada. TC Media en a même rencontré quelques-uns qui ne savaient toujours pas pour qui voter, quelques minutes avant d’entrer dans l’isoloir.

«La campagne a été longue, mais on devient un peu désabusé, parce que peu importe le parti, une fois arrivé au pouvoir, [les élus] se rendent toujours compte qu’il y a plus de dettes qu’ils pensaient et ça devient un chèque en blanc pour faire ce qu’ils veulent», croit Gamael Dumontier, un électeur s’étant déplacé pour voter au Centre de réadaptation Lucie-Bruneau.

Une autre citoyenne, Marie-Jo Durant, abonde dans ce sens. «La campagne a été longue et a tourné en rond. J’ai l’impression que les enjeux importants n’ont pas été abordés et je ne sais pas pour qui voter», avoue-t-elle.

Même son de cloche d’un électeur, venu exercer son droit de vote, à la Maison de la culture du Plateau-Mont-Royal.

«Je n’ai pas beaucoup suivi la campagne, mais j’ai beaucoup de respect pour le droit de vote, j’ai donc décidé de venir voter, même si je ne suis pas encore sûr pour qui», indique Vincent Lemasson.

Une autre citoyenne, elle aussi venue voter à la Maison de la culture se montrait également cynique.

«Même si l’élection a été longue, on a l’impression que ça donne toujours la même chose. On est partagé entre voter stratégique, mais aussi s’assurer que les intérêts du Québec sont servis», élabore Guylaine Pilon.

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