Mercier & Anjou
10:05 9 juin 2020 | mise à jour le: 9 juin 2020 à 16:14 temps de lecture: 3 minutes

Les «voies actives sécuritaires» au cœur d’un débat

Les «voies actives sécuritaires» au cœur d’un débat
Photo: Collaboration spéciale/Carol-Ann GendronLa sécurisation des voies s’est faite par l’installation de bollards sur la rue Dubuisson entre Liébert et Pierre-Bernard

Depuis le début de son mandat, le maire de l’arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve n’a jamais vu une réaction aussi forte sur les réseaux sociaux que celle suscitée par les «voies actives et sécuritaires» de l’administration Plante.

L’implantation du premier tronçon du circuit de voies actives et sécuritaires, dont l’objectif est de faciliter et de rendre plus agréables les déplacements dans le contexte de la COVID-19, dans l’arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve n’a pas fait l’unanimité sur les réseaux sociaux.

Aménagé sur la rue Dubuisson, entre Liébert et Pierre-Bernard, le «corridor de plaisance» a déplu à plusieurs citoyens qui déplorent que des espaces de stationnement soient supprimés «inutilement».

«Je ne suis pas surpris de voir plusieurs commentaires négatifs, mais je suis troublé de la désobligeance de certains d’entre eux», a écrit Pierre Lessard-Blais, maire d’arrondissement, sur sa page Facebook personnelle.

Il convient que le corridor de plaisance réduit le stationnement, mais estime qu’il n’en manque pas dans le secteur.

Le corridor de plaisance «vise à réduire les probabilités de contagion du virus, qui lui, a tué 3000 Montréalais à ce jour. Il est possible qu’à terme, il s’avère que le corridor ait été peu efficace… mais je préfère prévenir que guérir», déclare-t-il.

Voies actives sécuritaires: trop rapide?

Parmi les commentaires de citoyens, plusieurs dénoncent la rapidité et le manque de consultation citoyenne de la part de l’administration Plante dans ce dossier.

De son côté, le maire Lessard-Blais rappelle qu’il s’agit de mesures temporaires qui seront «réévaluées avec le temps». Il convient qu’elles sont «imparfaites» parce qu’elles ont été planifiées rapidement pour répondre à la crise.

«Dans une situation d’urgence, les consultations publiques sont malheureusement très complexes à tenir, mais nous travaillons à mieux communiquer l’implantation des prochaines mesures du genre», précise-t-il.

Enquête de l’Ombudsman

L’Ombudsman de Montréal (OdM) a annoncé vendredi dernier l’ouverture d’une enquête à ce sujet.

«Depuis le 23 mai, plusieurs citoyens se sont plaints à l’OdM des réaménagements de l’avenue Christophe-Colomb ainsi que des rues Beaubien, Bellechasse, Saint-Zotique et Rachel : ces plaintes sont souvent en lien avec des éléments contenus dans l’Avis de préoccupation de l’ombudsman», indique-t-on.

Au moment d’écrire ces lignes, Pierre Lessard-Blais n’était pas disponible pour accorder une entrevue.

Vingt-deux

22 km de voies actives sécuritaires viendront s’ajouter aux 56 km de voies cyclables déjà accessibles.

Cela portera à 78 le nombre de kilomètres dédiés à la marche, au vélo et à tout autre mode de déplacement actif dans l’arrondissement.

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