Mercier & Anjou
19:27 17 décembre 2020 | mise à jour le: 17 décembre 2020 à 19:27 temps de lecture: 3 minutes

Le CEM-E demande l’arrêt du «développement sauvage»

Le CEM-E demande l’arrêt du «développement sauvage»
Photo: Frédéric Hountondji/Métro MédiaCostco se taille une place sur les terrains du Golf métropolitain d'Anjou

Raymond Moquin, président du Collectif en Environnement de Mercier-Est (CEM-E) demande à l’arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve (MHM) d’intervenir dans le dossier du développement commercial du Golf métropolitain d’Anjou qu’il qualifie de «développement sauvage.»

L’arrondissement d’Anjou a décidé de développer une partie du terrain de golf où se construit un entrepôt de la société de commerce en détail Costco. Des environnementalistes avancent que la décision risque de mettre en péril la vision du Grand parc de l’Est.

Ce Grand Parc de l’Est comprendra, entre autres, le parc-nature du Bois-d’Anjou d’une superficie de 40 hectares. Il couvrirait aussi la moitié nord du golf qui s’étend aussi sur 40 hectares et sa moitié sud qui fait elle 60 hectares.

Le Collectif en Environnement de Mercier-Est, un regroupement de citoyens, se porte à la défense des terrains du golf d’Anjou. Il estime qu’ils sont importants pour la réalisation du corridor vert entre le parc de la promenade Bellerive et le nord de la Ville. Ce couloir devra passer par le parc-nature d’Anjou.

MHM condamne, Anjou réplique

«Le développement sauvage du Golf d’Anjou par l’arrondissement du même nom compromet presque définitivement l’établissement de ce corridor. Quelles représentations sont faites par nos élus pour stopper ce saccage?», a adressé M. Moquin à l’arrondissement de MHM dans une question écrite.

En réponse, Suzie Miron, conseillère de Tétreaultville, a soutenu le président du collectif dans sa revendication en dénonçant sans réserve le projet d’Anjou qu’elle a qualifié de «rétrograde». Elle s’explique mal la démarche consistant à autoriser sur des terrains attenant au golf et au boisé, un entrepôt de Costco et deux autres grandes surfaces.

«C’est sûr que c’est assez déplorable de voir qu’on va développer quelque chose digne des années 70-80, alors qu’avec tout ce qu’on vit actuellement, on aurait bien sûr souhaité qu’il y ait un corridor qui puisse relier la promenade Bellerive avec le boisé d’Anjou», a-t-elle formulé.

Elle a toutefois précisé à l’attention de M. Moquin qu’avec le zonage en place à Anjou, ce secteur est industriel. Mme Miron a ajouté que l’arrondissement est souverain et que MHM ne pourrait pas y intervenir.

Pour sa part, Luis Miranda, maire d’Anjou, n’approuve guère la demande de M. Moquin. Il martèle qu’un autre arrondissement ne doit pas s’ingérer dans les affaires de son administration. `

«Ça me ferait penser aux élections américaines où le Texas voulait faire annuler les élections d’autres États. Nous on fait notre part et eux ils ont à faire leur part», a-t-il réagi.

M. Miranda a mentionné aussi que son arrondissement a demandé depuis plusieurs années, un lien de piste cyclable à Contrecoeur à MHM, qu’il n’aurait toujours pas obtenu.

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