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Rue Notre-Dame: le réaménagement doit servir au verdissement, plaide Caldwell

Eric Alan Caldwell, le responsable de la mobilité au Comité exécutif, parle du potentiel de réaménagement le parc Morgan et ses environs. Photo: Frédéric Hountondji/Métro Média

La mise en valeur du parc Morgan et de ses environs dans le futur plan de réaménagement de la rue Notre-Dame reste une priorité pour Alan Caldwell, responsable de la mobilité au Comité exécutif et conseiller d’Hochelaga.

Début juillet, la Ville de Montréal et le ministère des Transports du Québec s’engageaient à définir le plan de revitalisation de ce « boulevard urbain » dans la perspective de l’arrivée du Réseau express métropolitain (REM) de l’Est. La mise en place d’un bureau de projet a été envisagée pour l’aboutissement du plan.

« Ce plan d’aménagement est important pour préserver des endroits comme le parc Morgan, pour révéler le potentiel du REM et apaiser la rue Nord-Dame », fait valoir M. Caldwell.

Il rappelle que dans les années 1970, jusqu’à 8000 résidents du quartier avaient été expropriés dans le but de construire une autoroute. Pour lui, s’il n’y avait pas eu la mobilisation des habitants du quartier, il y aurait eu probablement huit voies de circulation sur la rue Notre-Dame.

« Ma venue en politique en 2005 était pour combattre l’autoroute Notre-Dame. Là, le quartier peut se réapproprier cet endroit où il y a un demi-siècle, on a mis le monde dehors », commente-t-il.

Piétons et cyclistes

Le conseiller affirme qu’il n’y aura pas plus de places pour les voitures sur la rue et plaide en faveur d’un transport collectif performant et du transport actif.

 « Puisqu’on a une vision d’aménagement, il y aura de la place pour les piétons et les cyclistes. Et ce, sans que la rue Notre-Dame actuelle soit élargie, mais qu’elle soit apaisée », réitère M. Caldwell. Il relève que le concept d’aménagement sera réalisé à temps pour sa bonne intégration au REM.

Dans cette bande dominée par le parc Morgan, le conseiller municipal suggère une place pour les piétons et les joggeurs et une place pour les cyclistes. « Là, on voit que les piétons et les cyclistes utilisent la même emprise, une situation qu’il faut régler », indique-t-il.

Il soulève par ailleurs le problème de bruit sur la rue Notre-Dame et propose la création de zones tampons, une augmentation de la végétalisation, une réduction de la vitesse ou une meilleure planification des camions.

M. Caldwell insiste pour dire que le verdissement est un grand potentiel pour le secteur et qu’il importe de le valoriser.

« Par exemple, là où il y aura les stations du REM, on peut penser à des projets où on aurait des belvédères sur le fleuve. Est-ce qu’on peut penser à rêver aussi par exemple à des projets en sécurité alimentaire, à l’agriculture urbaine? Oui, on peut se permettre de rêver », jure-t-il.

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