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Refuge pour itinérants à Longue-Pointe: un dossier mal géré, selon Michel Monette

Le bail qui lie l’organisme CARE Montréal à l’Auberge Royal Versailles a été prolongé jusqu’au 30 novembre 2021. Photo: Jason Paré, Métro Média

Pour Michel Monette, l’arrivée de personnes itinérantes à l’Auberge Royal Versailles, située près de la station Radisson, «n’a pas été super bien gérée». Une situation qui a provoqué du mécontentement et des inquiétudes chez certains résidents du quartier qui n’ont pas été «bien préparés» à leur venue.

Invité à parler de l’enjeu de l’itinérance à CIBL 101,5, le directeur général de CARE Montréal, l’organisme responsable de la gestion du refuge à l’Auberge Royal Versailles, Michel Monette, reconnaît aussi qu’il s’agissait «d’une décision d’urgence» et que son organisme «a appris deux semaines à l’avance qu’on allait déménager [du centre Pierre-Charbonneau]».

«On a demandé des rencontres avec la Ville et les autorités pour s’assurer que les citoyens étaient au courant. J’ai rencontré les autorités, les policiers, les différentes personnes qui travaillent dans ce quartier pour leur dire voici les problématiques qui vont arriver», raconte le directeur général.

Il fallait absolument rencontrer les citoyens, dit-il, «mais ça n’a pas été fait dans les délais qui auraient dû».

En réaction à l’ouverture de ce refuge, une pétition de résidents se disant perturbés par la présence de sans-abri dans leur quartier a été déposée lors du conseil d’arrondissement du 7 septembre.

Pas une prison

Michel Monette rappelle qu’il ne gère pas une prison, mais un refuge.

«Les gens qui sortent du refuge, bien oui, ils se promènent dans la ville et les parcs.»

Cependant, le directeur général de CARE Montréal comprend que les résidents du secteur «veulent une certaine quiétude, et ils ont raison», rappelant que la problématique soulevée n’est pas propre aux habitants de ce quartier. «L’itinérance nous met en pleine face notre échec en tant que société. On a des gens qui n’ont pas de logement, qui vivent dans la rue et qui ont toutes sortes de problématiques. Ce n’est pas normal. Il y a quelque chose qui ne fonctionne pas dans notre société si cette itinérance devient chronique», se désole-t-il.

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