Mercier & Anjou

Richard Campeau est prêt pour les élections provinciales de cet automne

Richard Campeau, député de Bourget et adjoint parlementaire du ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques. Photo: Jason Paré/Métro

Richard Campeau ne s’inquiète pas outre mesure de la candidature du chef du Parti québécois (PQ) dans la circonscription de Bourget pour les élections québécoises de 2022.

Selon le député et adjoint parlementaire du ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, que ce soit Paul St-Pierre Plamondon ou un autre candidat qui représente le Parti québécois dans Bourget, «ça aurait été la même chose».

«Ça me fait plaisir qu’il soit là et ça ne me dérange pas du tout», soutient-il.

Richard Campeau précise qu’il demeure dans sa circonscription et qu’il connaît bien l’est de Montréal et les organismes communautaires du secteur.

«J’ai ce coin-là à cœur et je vais être là à la prochaine élection.»

Les priorités pour cet élu de la Coalition avenir Québec (CAQ) en 2022, ce sont d’abord de sortir de la pandémie et ensuite, de poursuivre le développement de l’est de Montréal.

Il faut continuer de favoriser l’est de Montréal à tous les points de vue et en particulier au plan économique.

Richard Campeau, député de Bourget

Ray-Mont Logistiques

Lorsqu’on demande à Richard Campeau pourquoi le gouvernement du Québec refuse de forcer la tenue d’une étude d’impacts concernant le projet de plateforme de transbordement de marchandises de l’entreprise Ray-Mont Logistiques, comme le réclament l’opposition et des résidents du secteur, Richard Campeau explique qu’il n’y a pas de refus.

«Au contraire, j’en veux une [étude environnementale]. C’est juste qu’il n’y a pas de projet de déposé. Il y a des critères pour avoir un BAPE», précise-t-il.

Il soutient que lorsque le projet sera déposé, il y aura un Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE), «si les critères sont rencontrés».

«Il y a des avantages environnementaux et des désavantages, comme n’importe quel projet. L’avantage, c’est que l’activité de logistique, ça se fait normalement près d’un port. Ça contribuerait à diminuer le nombre de camions sur la rue Notre-Dame et à baisser les gaz à effets de serre.»

Le député admet en revanche que le projet à des effets «moins positifs», puisqu’il est développé à proximité d’une zone résidentielle.

REM de l’Est

Un autre projet qui provoque des inquiétudes des commerçants et des résidents, c’est celui du REM de l’Est.

Richard Campeau explique qu’un projet de transport collectif d’une telle ampleur est attendu depuis longtemps dans l’est de Montréal. Un projet qui permettra d’aller au centre-ville plus facilement, mais également d’attirer de la main-d’œuvre dans l’est de Montréal, explique-t-il.

«Ce n’est pas parfait comme projet, mais ce n’est pas grave, je n’en connais pas des projets parfaits», relativise le député.

Il rappelle que la version finale du projet n’a toujours pas été déposée et qu’un comité d’experts a été mis en place et fera des recommandations prochainement.

«Là-dedans, il y a des gens qui ont vraiment à cœur l’est de Montréal, je ne peux pas croire qu’ils vont nous arriver avec des choses qui ne sont pas fort intéressantes.»

Logement social

Métro a récemment dénombré trois projets immobiliers dans Mercier dont le volet social a été mis sur la glace, faute de financement.

Interrogé à ce sujet, Richard Campeau considère qu’il y a beaucoup «d’inefficacité dans le système» actuel et qu’il doit être amélioré.

«D’un côté, Québec dit qu’il y a de l’argent disponible, et de l’autre, les projets n’avancent pas.»

Si le député affirme que le logement social est important et qu’il faut «aller de l’avant avec ça», ce dernier affirme que la solution passe aussi par un enrichissement du Québec «pour que les gens individuellement aient plus de revenus».

«C’est pour ça que l’éducation, pour la CAQ, c’est très important.»

Langue française et nationalisme québécois

En 2018, Richard Campeau a amorcé des démarches afin que la circonscription de Bourget soit renommée en honneur de Camille Laurin, afin de reconnaître son apport pour le Québec.

Même si, personnellement, je n’ai jamais voté en faveur de la séparation, j’ai toujours trouvé que le nationalisme québécois était important. La langue, c’est important. C’est un ciment qui nous unit. Camille Laurin l’a vraiment bien défendu. J’ai un immense respect pour ça.

Richard Campeau, député de Bourget

Comme l’ancien ministre sous René Lévesque est considéré comme le père de la Charte de la langue française, cette volonté de changer le nom de la circonscription est inscrite à l’intérieur du projet de loi 96 souhaitant bonifier la loi 101.

Le projet de loi est actuellement à l’étude, mais Richard Campeau a bon espoir qu’il sera adopté avant les élections de cet automne.

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