Parce que l’amour ne se termine pas toujours bien…
Mme Langlois a convié les organismes communautaires du quartier et les élèves de l’école secondaire Chomedey-De Maisonneuve à assister à la pièce « La larme du silence ».
Celle-ci raconte quatre histoires, celles de quatre femmes qui voient peu à peu leur univers se rétrécir et devenir un enfer quotidien, où elles perdront jusqu’à leur identité.
Martine, jeune femme mariée de 30 ans et mère de deux jeunes enfants, vit une situation de violence conjugale. Sous les yeux des spectateurs, elle effectue une longue traversée d’elle-même, sous le poids de l’indifférence, du déni, de la culpabilité et du mépris. Elle choisit de partir, d’abord pour sa survie, puis pour se reconstruire.
Parallèlement au récit de Martine, les participants assistent à des épisodes dans la vie d’autres femmes. Une adolescente de 16 ans s’égare dans une relation amoureuse tourmentée. Une enfant de 11 ans, Marie-Ève, est chaque jour témoin de la violence familiale. Enfin, Sofia l’aînée de 68 ans lancera un signal de détresse à deux de ses enfants devenus des adultes.
La pièce s’adresse à toutes les Martine, quel que soit leur âge, leur statut, leur niveau d’éducation ou encore leur milieu.
Après coup, les spectatrices ont pu échanger avec des ressources professionnelles. Un procureur du Tribunal de la jeunesse, un lieutenant de police, une représentante du centre d’aide aux victimes d’actes criminels (CAVAC), une directrice de maison d’hébergement et une ressource du CLSC étaient sur place et ont répondu à toutes les questions.
« L’objectif en est un de sensibilisation. Si les femmes se reconnaissent ou connaissent quelqu’un de leur entourage qui vit des situations similaires à celles de la pièce, nous voulons leur montrer qu’il est possible de s’en sortir », confie l’agente Langlois.
Au terme de la rencontre, la policière était ravie de l’expérience.
Difficile de mesurer quantitativement l’impact de l’activité, mais le projet a tout de même suscité bien des discussions, la première étape pour s’en sortir, conclut Mme Langlois.