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Grippe d'homme (en sonorama)

Deux jours pour pondre ma deuxième Chronique de l’année 2012. J’hésite entre plusieurs sujets. Personnelle ou sur l’actualité ? Actualité. Politique ou artistique ? Hum, je vais y aller pour politique.

Définitivement je crois que j’ai manqué ma vocation, j’aurais dû devenir politicien, mais ARRRRR, TRRRRRR, PRRRRR, GRRRRRR.

Merde, qu’est-ce qui se passe. Ma gorge vient soudainement de s’assécher. On dirait que j’ai un motton de pogné au fond. Désolé, mais je me dois de me la racler. ARRRRR, TRRRRRR, PRRRRR, GRRRRRR. Hum, pas de changement. Puis je comprends.

Je me jette sur mes genoux, j’écarte les bras, je les tourne vers le haut et je lève la tête vers le ciel, implorant son locataire de m’épargner, ce que je crois être, si je me fie aux symptômes, le début d’une grippe. Mais pas une banale grippe, non. Une vraie grippe. Une grippe d’HOMME !!!

Tous hommes savent qu’une telle grippe paralyse le corps et l’esprit de celui qui en est frappé, et ce, pour un minimum de sept jours. J’entends déjà mon lectorat féminin pousser des soupirs d’incrédulité tout en clignant de désespoir leurs paupières. Mais dites-vous bien que c’est l’équivalent de votre point G : ça existe même si on ne peut pas le prouver.

Je contemple donc pendant quelques secondes l’idée de caller malade pour ma xhronique, mais après réflexion, je cède à ma conscience professionnelle. Je vais plutôt me battre contre vents et marées (ou plutôt contre ma grippe d’homme) et livrer ma chronique tel un livreur de St-Hubert pris dans une tempête de neige.

Mais avant d’entamer la rédaction de mon prochain chef d’œuvre politique, je dois m’équiper pour affronter l’ennemi. Je cours donc, emmitouflé tel un nouvel immigrant à son premier hiver, chez Jean Coutu pour me procurer le kit grippe d’homme : pastilles, échinacée, vitamine C, sirop, papiers mouchoirs, Tylenol, soupe Lipton, biscuits soda, gros gin pis une grosse paire de bas de laine.

De retour chez moi, je décide de me coucher tôt après m’être gavé de tout ce que j’ai acheté précédemment, question de tuer ma grippe dans l’œuf ou plutôt dans ce qui lui sert d’incubateur. Quoique si c’est moi son incubateur… Pas le temps, ni la force de réfléchir, j’avale le tout et vais me coucher.

Lorsque je me lève le lendemain matin, la situation a empiré. La gorge me brûle et mes deux narines sont aussi bloquées qu’un égout après un déluge. Sans compter que chaque fois que j’avale, une flamme de papier sablé glisse sur ma gorge et se bloque au fond de celle-ci, m’empêchant de respirer par la seule voie possible.

Je dois donc la dégager de toute ce mucus qui empêche l’air de se rendre jusqu’à mes poumons. Pour ce faire, le seul moyen possible c’est de me racler la gorge : ARRRRR, TRRRRRR, PRRRRR, GRRRRRR. Évidemment, ça ne fait qu’empirer l’enfer qui vient d’aménager dans ma gorge.

Ne manque plus que le … ah non, finalement, lui aussi est de la partie. Le mal de tête vient de se joindre au party. Oh, et il amène un invité spécial, une oreille bouchée. Non ! Deux invités. La toux traînait de la patte derrière. Je l’entends, elle sonne creux et comme les haut-parleurs dans un concert de death metal, elle menace de faire sauter mes poumons.

Et puis merde ! Je vais faire comme le CH, l’ADQ et quelques autres députés : je vais rendre les armes devant l’impossibilité de la tâche qui m’attend. Je ne chroniquerai pas cette semaine. Je vais plutôt faire comme Hollywood. Prendre une ancienne chronique et en faire un remake. Si ça marche pour eux, ça va marcher pour moi, non ? D’ici là, comme il neige dehors et que je ne veux pas sortir pour faire l’épicerie, je vais commander du St-Hubert !

 

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