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Prostitution : la députée Poirier contre une zone de tolérance

La députée provinciale de Hochelaga-Maisonneuve, Carole Poirier, ne se gêne pas pour se prononcer contre une éventuelle zone de tolérance pour les prostituées dans sa circonscription.

Selon elle, ce n’est pas en créant un tel endroit que les travailleuses du sexe pourront s’en sortir.

« Il faut aider les femmes. Elles doivent recevoir des services d’aide pour quitter ce milieu, pas pour demeurer dans ce cycle de dépendance. Je ne peux pas croire que l’on veuille faire un Red Light de Hochelaga-Maisonneuve. »

Mme Poirier estime que c’est de faire fausse route que de vouloir implanter une zone de tolérance. « Un tel espace, ça heurte mes valeurs. »

La députée partage l’analyse du Conseil du statut de la femme sur la question. Pour elle, la prostitution équivaut à de l’exploitation sexuelle des femmes. Elle préfère appuyer des initiatives qui leur permettront de s’en sortir, comme la mise en place d’un centre de répit.

Une telle ressource permettrait aux femmes de prendre une douche, de se reposer et d’avoir accès à des intervenants pour les accompagner et les soutenir dans leurs démarches visant à quitter la rue.

Présentement, il ne s’agit que d’un projet. La question du financement achoppe. Il manque 30 000 $ pour concrétiser le tout. Mme Poirier ne perd pas espoir de trouver cette somme auprès de ses collègues de l’Assemblée nationale, Dominique Vien et Yves Bolduc, respectivement ministre déléguée aux Services sociaux et ministre de la Santé.

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