Attente Radioactif
Nous sommes mardi 3 juillet et je suis debout depuis 7 h, excité à l’idée de retrouver mon copain Internet.
Il est maintenant 16 h 45 et toujours aucune nouvelle d’un technicien. Je commence à désespérer qu’un technicien se pointe, mais comme j’essaie d’être positif, je reste persuadé que le technicien promis par Radioactif, mon fournisseur d’Internet, va se pointer.
Lorsque 17 h sonne, une tristesse m’envahit. Je me sens abandonné, seul, sans ressource. Ça fait 15 minutes que je tourne en rond quand…
DING DONG!
ENFIN. IL est arrivé. Le Sauveur, le Messie. Celui qui va me remettre en contact avec le Monde! Je l’accueille chaleureusement malgré l’heure plus que tardive. Il s’excuse du bout des lèvres de son retard et se met immédiatement à la recherche de la prise principale. Au bout de 15 minutes, il me dit qu’il doit aller voir à l’extérieur.
18 h : Pas de nouvelle du technicien.
18 h 30 : On lance un avis de recherche.
19 h : On imprime la photo du technicien sur un carton de lait.
19 h 30 : On offre une récompense de 1000 $ pour des informations.
20 h : C’est le retour du technicien prodige.
Sans m’y préparer émotionnellement, il m’annonce qu’il ne peut me brancher, car il manque une boîte protector (?!). Il va faire un rapport et on va m’appeler le lendemain pour prendre un nouveau rendez-vous pour l’installation.
Le lendemain, pour passer la journée, je fais du ménage, je défais des boîtes, je tourne en rond puis je constate qu’il est 16 h. Je regarde mon cellulaire. Aucun appel manqué. J’appelle donc Bell pour savoir ce qu’il en est.
Après un 20 minutes d’explications, le serviceux clientèleux me dit qu’il n’a aucune trace du passage d’un technicien chez moi et que je dois contacter mon fournisseur Internet pour mettre tout ça au clair.
J’appelle donc Radioactif. Après 15 minutes d’attente, je raconte mon histoire au commis du service à la clientèle qui me renvoie au soutien technique, car lui ne peut rien faire pour moi. Au lieu de me transférer directement au soutien technique, il me renvoie au message d’accueil.
Cette fois-ci, je n’attends que 5 minutes avant qu’un technicien prenne la communication, puis je répète comme un perroquet mon histoire. Le technicien ne comprend rien, puis décide d’appeler Bell pour des infos. Pendant ce temps, il me met en attente.
Après 10 minutes, le technicien me dit qu’il n’arrive pas à rejoindre Bell et qu’il va faire une nouvelle tentative. Je commence sérieusement à être écœuré solide de tout ce niaisage. J’informe donc le technicien que je suis en vacances jusqu’au lundi 9 juillet et que Bell peut passer n’importe quand d’ici là. Il va me rappeler le lendemain pour me dire quand j’aurai mon rendez-vous.
Le lendemain, comme vous vous en doutez, Radioactif ne me donne pas de nouvelle de la journée. Je ne suis pas si étonné, mais trop en crisse pour appeler et me plaindre.
Vendredi matin 6 juillet, je suis plus calme. J’appelle pour avoir des nouvelles. Après 15 minutes d’attente, je laisse un message comme me l’offre la voix enregistrée. On me promet une réponse dans les trois heures ouvrables.
Devinez quoi?
Hé oui, trois heures plus tard, aucune nouvelle… ni même vers 16 h quand je me décide de les rappeler. Quand je réussis finalement à avoir la ligne, je leur re-réexplique mon problème pour la xième fois. Cette fois-ci, le service technique me renvoie vers le service à la clientèle. Je commence à pomper l’huile.
Mais lorsqu’on m’annonce que mon rendez-vous sera MARDI, j’explose et je les engueule et les traite d’incompétents puis leur dit merci et raccroche, trop en crisse pour prendre une quelconque décision.
Il faut attendre à dimanche le 8 vers midi quand je prends mes messages sur mon répondeur :
« Allo, c’est Mario de Radioactif. C’est par rapport à votre appel de vendredi. C’est pour vous dire qu’on n’a aucune trace de votre histoire. Il faudrait nous rappeler. »
Ai-je besoin d’en dire plus?
Évidemment, quand je leur écris un courriel mardi le 10 pour leur signifier mon intention de les quitter, ils ne me répondent pas.
Je prends donc le téléphone et lorsqu’on me demande la raison de mon désir de partir, je leur réponds simplement qu’ils n’auront qu’à aller lire ma chronique!