Lancement du programme de certification « Équi T-É » dans HM
Inspiré d’un projet développé par les Partenaires pour la réussite éducative dans les Laurentides (PREL), le programme vise à sensibiliser les parents et les élèves, les entreprises locales et la communauté à l’importance de l’équilibre entre les études et le travail.
Son objectif est de favoriser les attitudes et les comportements favorables à la réussite éducative et à la persévérance scolaire chez les jeunes qui ont un emploi rémunéré pendant leurs études.
Le taux de décrochage scolaire serait plus élevé chez les jeunes n’occupant aucun emploi que chez ceux qui travaillent raisonnablement. Par contre, il augmenterait dès que le nombre d’heures hebdomadaires consacrées au travail dépasse un certain seuil.
Ce seuil limite est généralement établi à environ 20 heures par semaine, mais le nombre idéal d’heures hebdomadaires de travail devrait se situer entre 10 et 15 heures.
Les employeurs qui comptent des élèves dans leur personnel sont fortement encouragés à adhérer au programme « Équi T-É », un engagement envers la réussite de leurs employés-élèves en vue de l’obtention de leur premier diplôme.
Ainsi, les entreprises prêtent une attention particulière au nombre d’heures de travail demandé par semaine, au quart de travail offert, aux exigences du calendrier scolaire, aux conditions de travail favorables au développement et à l’épanouissement de leurs employés-élèves et à la valorisation des études.
De même, les professionnels de la santé et des services sociaux « Équi T-É » s’engagent à fixer les rendez-vous des élèves hors des heures de cours. Les sympathisants « Équi T-É », eux, n’embauchent pas d’élève du secondaire, mais ils appuient l’initiative et les valeurs du programme.
Pour une entreprise, être certifiée « Équi T-É » lui procurerait des avantages, dont une plus grande stabilité de personnel, une amélioration des relations de travail et une diminution des besoins en formation, estiment les responsables du programme.
Au point de vue de l’administration, cela n’engendrerait qu’un léger rajustement des politiques actuelles de gestion du personnel et peu de formalités supplémentaires. De plus, les coûts additionnels d’implantation sont faibles, voire nuls, ajoutent-ils.
Sachant que près d’un jeune sur trois occupe un emploi pendant ses études, il est important d’instaurer des moyens pour favoriser la conciliation travail-études des employés-élèves et le programme lancé en est un bon exemple, souligne Émilie Guérin, du projet « Équi T-É ».
Pour plus de renseignements sur le programme « Équi T-É », on consulte le Carrefour jeunesse emploi Hochelaga-Maisonneuve (www.cdest.qc.ca/cjehm/)